Bryan Garnier réalisera des investissements secondaires directs avec Saints Capital en France

La banque d’affaires a signé un partenariat avec le fonds américain spécialisé pour offrir des solutions de liquidité au non-coté
Fabrice Anselmi

Bryan Garnier Principal Investments (BGPI), le département de Bryan Garnier & Co agréé par l’AMF pour gérer des fonds d’investissement, et Saints Capital, spécialiste américain des transactions sur le private equity secondaire direct, ont annoncé un partenariat stratégique pour offrir des solutions de liquidités aux investisseurs et acteurs du non-coté en France. La banque d’affaires spécialisée dans les sociétés de croissance avait créé BGPI autour de dix professionnels en rachetant Occam Capital en 2009 et Cap Angel en 2011. Elle apportera son réseau et son expertise sectorielle dans les TMT, la santé, les clean-techs et services aux entreprises.

Le comité d’investissement associant Marc Goldberg, managing director de BGPI, et Niko von Huetz, directeur de Saint Capitals à Londres, pourra engager jusqu’à 500 millions d’euros par transaction pour racheter des portefeuilles de participations directes (et non des parts dans des fonds). « Nous visons plutôt des opérations moyennes de 100 voire 200 millions », précise Marc Goldberg. Les partenaires monteront un véhicule spécifique - abondé par Saints Capital (1,3 milliard de dollars sous gestion) et ses investisseurs - pour chacune des transactions.

Celles-ci interviendraient dans trois sortes de cas. Les institutions, par exemple bancaires, qui détiennent en direct un portefeuille de PME non cotées et voudraient s’en séparer pour réduire leur bilan - BGPI reprendrait alors la gestion du portefeuille de participations. Les gérants de FCPR qui, faute de lever un nouveau fonds dans un contexte difficile, n’auraient plus de ressources pour aider certaines PME à se développer et auraient donc besoin d’un complément d’equity pour plusieurs de ces participations. Enfin, les gérants de FCPI qui, au bout de huit ou dix ans, devraient remonter les fonds aux particuliers alors que certaines de leurs start-up innovantes sont en passe d’obtenir un brevet (high techs) ou une autorisation de mise sur le marché (biotechs).

«Le private equity français compte de nombreux investissements peu liquides à court terme, confirme Marc Goldberg. Nous apporterons des solutions en alignant les intérêts des investisseurs avec ceux du gestionnaire et des entreprises.» Saints Capital a déjà réalisé ce type d’opérations en Europe auprès de 3i (en 2006) et d’Innovacom (avec dix sociétés en 2008). BGPI compte actuellement six dossiers à l’étude.

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