Bruxelles et Londres sont prêts à tenter un «effort supplémentaire»
Les deux parties ont annoncé dimanche prolonger leurs négociations sur le Brexit.
Publié le
Capucine Cousin
Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, et Boris Johnson, le Premier ministre britannique.
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Crédit European Union
Ce dimanche devait marquer la fin des négociations, mais l’Union Européenne (UE) et le Royaume-Uni ont finalement décidé de poursuivre les discussions. Tout s’est joué à la mi-journée : le premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen se sont entretenus par téléphone, et ont estimé qu’il était de leur «responsabilité à ce stade d’effectuer un effort supplémentaire», ont-ils déclaré dans un communiqué commun.
Ils se sont donnés un délai de plus pour tenter de parvenir à un accord in extremis sur leurs futures relations commerciales, sans, cette fois, se fixer de date butoir, à moins de trois semaines de la sortie effective du Royaume-Uni de l’UE.
Le négociateur européen Michel Barnier informera les ambassadeurs de l’Union de l'état des discussions ce lundi à 08h30, a annoncé dimanche Sebastian Fischer, porte-parole de la présidence allemande de l’UE.
L’UE et le Royaume-Uni avaient enregistré quelques progrès depuis vendredi dans leurs négociations. Mais sans aucune avancée décisive sur les principaux points de blocages, les droits de pêche dans les eaux britanniques, la garantie d’une concurrence loyale, et les moyens de résoudre les différends futurs.
Boris Johnson a d’ailleurs déclaré à la presse que le Royaume-Uni resterait inflexible sur ses «lignes rouges». «Je crains que nous ne soyons encore très éloignés sur certaines choses essentielles, mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir», a-t-il dit, ajoutant que «la chose la plus probable maintenant» était une absence d’accord.
Les Vingt-Sept pays membres de l’UE devraient publier une réaction commune à la poursuite des négociations. Selon des sources diplomatiques à Bruxelles citées par Reuters, ils vont saluer cette décision et s’engager à prendre «toutes les mesures nécessaires» pour mettre en œuvre aussi rapidement que possible un éventuel accord.
«Nous pensons qu’un accord entre Bruxelles et Londres reste l’issue la moins probable, mais le temps n’est du côté de personne. Un accord assurerait une hausse modeste de la livre sterling», estime la banque ING dans une note d’analyse. A l’annonce de la reprise des discussions au-delà de la date limite de dimanche, la livre sterling regagnait cependant 1% face au dollar et à l’euro dimanche. La livre sterling progressait de 1,1% à 1,3360 dollar, comparé avec son cours de clôture à 1,3222 dollar vendredi. Contre l’euro, elle remontait à 90,58 pence.
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