Boris Johnson renforce la menace d’un Brexit dur
La Grande-Bretagne doit se préparer à une sortie de l’Union européenne sans accord négocié avec celle-ci sur leurs futures relations, a déclaré vendredi le Premier ministre britannique, Boris Johnson. « A moins d’un changement fondamental d’approche, nous allons vers la solution à l’australienne et nous devons le faire avec une grande confiance », a-t-il dit en référence aux relations entre l’Australie et l’UE, qui ne s’appuient sur aucun accord de libre-échange bilatéral étendu.
« Ils ont abandonné l’idée d’un accord de libre-échange, il ne semble y avoir aucun progrès de la part de Bruxelles donc ce que nous leur disons, c’est : venez nous voir en cas de changement fondamental d’approche, sinon cela nous va très bien de parler des détails pratiques » d’une sortie sans accord commercial, a ajouté Boris Johnson lors d’une allocution télévisée visant manifestement à mettre la pression sur les Européens.
Sommet en cours
Cette déclaration intervient alors que le sommet européen entamé jeudi n’a pas permis de trouver un compromis. L’Union européenne a estimé que Londres était à l’origine de l’impasse des négociations sur leurs futures relations à partir du 1er janvier prochain. De son côté, David Frost, principal négociateur britannique, s’est dit déçu et surpris par l’attitude de l’UE.
Le Royaume-Uni et l’UE, qui ont officiellement divorcé le 31 janvier, sont dans une période de transition afin de trouver un terrain d’entente sur leurs futures relations, notamment commerciales.
Passé le 31 décembre, faute d’accord, ce sera un divorce sec, scénario que redoutent notamment les milieux d’affaires avec la perspective de rétablissements de droits de douane et de divergences réglementaires.
Les négociations ont permis de rapprocher les points de vue sur des thèmes tels que la protection sociale des citoyens ou les transports mais elles achoppent toujours sur trois sujets principaux: les droits de pêche, une question primordiale pour la France, les questions de gouvernance - et notamment les mécanismes de règlement des litiges - et la garantie de règles du jeu équitables en matière de concurrence.
Plus d'articles du même thème
-
La France soutiendrait la candidature de Klaas Knot pour la BCE
Paris soutiendrait la candidature du Néerlandais pour succéder à Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne, à condition que le poste de chef économiste revienne à un candidat français, selon Reuters. Une proposition à laquelle Berlin risque fort de s’opposer. -
Les «covered bonds» deviennent la valeur refuge en France
Alors que le taux des OAT françaises à 10 ans a atteint 4,50%, le rendement des obligations sécurisées émises par les banques françaises est nettement inférieur depuis juin. L'écart atteint près de 30 points de base désormais, soit le plus marqué jamais enregistré. -
Le 18e sommet des Brics marque l'approfondissement des travaux communs
Si aucune grande annonce n'a rythmé le sommet de New Delhi, les membres des Brics mettent en scène une volonté de coopération plus étroite sur des sujets multiples, dessinant la construction à long terme d’un groupement de pays liés entre eux par un mode de fonctionnement alternatif.
ETF à la Une
La majorité des investisseurs professionnels sont prêts à basculer leurs encours vers des ETF actifs
Contenu de nos partenaires
-
« L'inflation est trop élevée » : contre l’avis de Trump, la Fed augmente ses taux pour la première fois depuis 2023
Mercredi, Kevin Warsh, président de la Réserve fédérale des États-Unis, a annoncé une hausse de 0,25 point du taux directeur de la Fed, dans un contexte de forte inflation -
La montagne accouchePénibilité, capitalisation, âge : les pistes du rapport de la conférence sociale « travail, emploi, retraites »
Remis ce mercredi malgré le boycott du Medef, les conclusions de la conférence sociale ouvrent la porte à plusieurs sujets explosifs pour les partenaires sociaux -
UrgencesPouvoir d'achat : les candidats sur un volcan
Pour le camp modéré, il est difficile de trouver des solutions efficaces à court terme, sans grever les finances publiques ou la compétitivité des entreprises