BNP Paribas scelle l’union entre B*Capital et Portzamparc
Dix ans après une première opération capitalistique, l’union est désormais totale entre B*Capital, le courtier des activités de banque privée de BNP Paribas, et Portzamparc. A la suite de la vente au début de l’été des derniers 5% que Philippe de Portzamparc détenait encore au capital de l’ancienne société de Bourse familiale, B*Capital a procédé à une fusion-absorption de sa filiale, rétroactive au 1er janvier. Depuis aujourd’hui, la structure opère sous la seule marque Portzamparc. Le changement de dénomination sociale a obtenu l’agrément des régulateurs.
«Les expertises de Portzamparc sur les small & midcaps apportent une différenciation vis-à-vis de la concurrence et des clients, sachant que des dirigeants d’entreprises clients privés de BNP Paribas peuvent être intéressés par le savoir-faire de Portzamparc en matière d’opérations de marchés (IPO, levées de fonds…)», explique à L’Agefi Frédéric Biraud, le directeur général de B*Capital, désormais aux commandes du nouveau Portzamparc. Il est épaulé par Guillaume Pietruschi, comme directeur général délégué, fonctions qu’il occupait déjà chez B*Capital. Vincent Le Sann, directeur général délégué de Portzamparc, complète la nouvelle direction comme directeur général adjoint. Philippe de Portzamparc est président d’honneur.
Les activités de B*Capital et de Portzamparc sont relativement proches. Les deux courtiers utilisent d’ailleurs la même plate-forme informatique, notamment pour la gestion des comptes titres. «La fusion permettra de créer un ensemble cohérent», est persuadé Frédéric Biraud. «Les positionnements de B*Capital et de Portzamparc sont assez comparables sur le segment des investisseurs privés, avec une stratégie d’accompagnement forte. Les expertises de nos conseillers sont également proches», appuie le dirigeant. Portzamparc compte une dizaine d’analystes financiers qui produisent de la recherche sur les small & midcaps.
Positionnement vers le haut du marché
L’objectif est de créer une «franchise» réunissant tous les services dont les clients de BNP Paribas banque privée, ou des investisseurs extérieurs, peuvent avoir besoin pour investir en Bourse. Avec un positionnement vers le haut du marché. Le compte titres moyen chez B*Capital s’élève à environ 300.000 euros, avec un ticket d’entrée de 100.000 euros. Le courtier compte un peu plus de 11.000 clients, un parc qui a tendance à augmenter de plusieurs centaines de clients par an. Portzamparc gère environ 4.000 comptes titres. Le nouvel ensemble générera environ 50 millions d’euros de revenus.
Le rapprochement ne devrait pas entraîner de gros changements, mise à part la «la gouvernance simplifiée» ce qui «permettra de générer des synergies de coûts, donc de la marge supplémentaire», poursuit Frédéric Biraud. Le groupe fusionné compte environ 180 salariés, dont environ 70 à Nantes, siège historique de Portzamparc. «Nous ne sommes pas figés sur la répartition des équipes entre Paris et Nantes, et avons tendance à encourager l’emploi à Nantes», indique Frédéric Biraud.
B*Capital était entré au capital de Portzamparc en janvier 2009 en achetant une participation de 51,01% pour un peu plus de 9 millions d’euros. Le courtier était monté à 94,89% en 2018 pour 6,5 millions d’euros supplémentaires. Le pacte d’actionnaires signé avec Philippe de Portzamparc prévoyait des possibilités d’achats et de ventes complémentaires pour le solde du capital, options exercées avant l’été.
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