BNP Paribas et la Société Générale lorgnent les dérivés actions de RBS
La banque britannique est la dernière en date à engager son retrait d’une activité pénalisée par la baisse des volumes et la pression réglementaire
Publié le
Alexandre Garabedian
Le cercle des candidats aux dérivés actions de RBS se resserre. De sources de marché, BNP Paribas et la Société Générale, qui figurent parmi les leaders mondiaux du secteur, seraient encore en lice pour reprendre à la banque britannique ses activités de produits structurés aux particuliers et de dérivés actions.
Deux métiers dont RBS a annoncé avant l’été vouloir se retirer, dans le cadre de sa restructuration. Deux établissements nord-américains de second rang n’ayant pas de plate-forme de dérivés en Europe seraient également sur les rangs. RBS souhaiterait signer un accord avant la fin de l’année, selon une source britannique. Les banques citées refusent de faire le moindre commentaire.
Le portefeuille concerné est constitué «de plusieurs dizaines de milliers de trades, ce qui en fait un gros morceau en Europe», selon un proche du dossier. Entre la pression réglementaire, les coûts d’infrastructure, la baisse des volumes et la faiblesse de sa distribution retail hors du Royaume-Uni, RBS n’avait cependant plus la taille critique pour être suffisamment rentable dans ce métier. Son retrait lui permettra, dans un premier temps, d’économiser des équipes commerciales, puis des fonds propres réglementaires et des back-offices.
Il n’est pas sûr en revanche que le groupe touche un chèque sur la transaction. Dans ce type d’opérations, la qualité d’exécution est aussi importante que le prix. Pour reprendre le book, un acquéreur devra en pratique nouer une transaction avec RBS pour chaque ligne du portefeuille, puis essaiera d’en faire de même avec la contrepartie cliente de la banque britannique. Le processus requiert donc une étroite coopération entre l’acheteur et le vendeur, qui devra conserver pendant toute la période de transition ses back-offices de dérivés actions.
Cette année, deux autres établissements, le néerlandais Rabobank et la Banque cantonale de Bâle, ont annoncé l’arrêt de leurs activités de produits structurés. Dans le même temps, Crédit Agricole CIB a engagé le transfert de son portefeuille résiduel à BNP Paribas. La banque de la rue d’Antin est d’ailleurs une habituée de ce type d’opérations: elle a aussi repris les activités de Macquarie, sans oublier, en 2005, les dérivés actions du CIC après les lourdes pertes essuyées par la filiale du Crédit Mutuel.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Emmanuel Macron recevra lundi à Versailles de nombreux patrons prévoyant d'investir en France. Si la moisson s'annonce bonne, le secteur industriel français souffre
Les nombreuses violences urbaines qui ont eu lieu samedi soir au prétexte de la victoire du club de la capitale en Ligue des Champions étaient dramatiquement prévisibles
Le leader de La France insoumise a réussi à imposer son concept de « nouvelle France » quand ses adversaires cherchent encore le slogan capable de résumer en quelques mots l'idée forte de leur futur programme