Le groupe fromager Bel vient d’annoncer son intention de se retirer de la cote parisienne. Euronext Paris perd encore une pépite, qui capitalise plus de 2,5 milliards d’euros. En effet, le flottant du groupe va être réduit à la portion congrue, alors que Bel est entré en négociation exclusive avec Lactalis pour lui céder plusieurs actifs dont l’emblématique Leerdammer. Une transaction rémunérée en échange de titres Bel (23,16% du capital) par l’acquéreur. Soit une valorisation de 602 millions d’euros au cours du 17 mars. Les actifs cédés ont dégagé un chiffre d’affaires 2020 d’environ 350 millions d’euros, pour un résultat opérationnel de 25 millions. Post-opération, Lactalis ne détiendra plus que 0,90% du capital de Bel.
Bel compte alors déposer une offre publique de rachat d’actions (OPRA) au prix de 440 euros par action, dividende attaché (mais Bel ne compte pas verser de dividende au titre de 2020). Le titre cotait jeudi 372 euros. Soit une prime de 18% sur le dernier cours et de 28% sur le cours moyen pondéré deux mois. L’OPRA sera dirigée par BNP Paribas.
Pour sa part, Unibel, holding de tête contrôlée par la famille Fiévet-Bel, a l’intention de déposer un projet d’offre publique de retrait suivie d’un retrait obligatoire (OPR-RO) à l’issue de l’OPRA, au même prix de 440 euros par action. Le cabinet Finexsi a été désigné comme expert indépendant par le conseil d’administration de Bel. Ses travaux seront suivis par un comité ad-hoc composé majoritairement d’administrateurs indépendants.
Pour Bel, la cession de Leerdammer s’inscrit dans le cadre de sa feuille de route stratégique, avec un développement sur ses trois territoires complémentaires, le laitier, le fruitier et le végétal, afin de devenir un acteur majeur du « snacking sain ».
Par ailleurs, Bel a dévoilé ses résultats 2020. Le groupe a enregistré une hausse de 1,5% de son chiffre d’affaires à 3,5 milliards d’euros, pour une marge opérationnelle de 7,1%, en progression de 0,9 point. Le bénéfice net progresse de 18% à 144 millions d’euros.
La banque italienne détient désormais directement et indirectement près de 39% du capital de sa concurrente allemande dont les dirigeants viennent officiellement de rejeter l’offre d’achat.
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