Banco Espirito Santo renforce son capital en cédant ses parts dans Saxo Bank à TPG
Nouvel investissement dans le secteur financier pour TPG Capital. La banque danoise Saxo Bank a annoncé jeudi l’entrée du groupe américain dans son capital à hauteur de 30%. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé mais une source proche du dossier a indiqué à Bloomberg que la banque spécialisée dans les services de trading en ligne avait été valorisée à 9,6 milliards de couronnes (1,3 milliard d’euros). La part de TPG, qui dispose d’une option pour porter sa participation à 40%, vaudrait ainsi quelque 390 millions d’euros. Les fondateurs et dirigeants de la banque, Kim Fournais et Lars Seier Christensen, resteront majoritaires au capital.
«Saxo Bank a connu une croissance impressionnante et nous nous réjouissons de soutenir sa future stratégie de diversification», déclare Asiff Hirji, associé chez TPG. «TPG Capital a des antécédents solides (quant à sa capacité à) investir et à faire croître les entreprises de services financiers, en particulier celles cherchant à se développer davantage sur les marchés émergents, où nous voyons de formidables opportunités pour Saxo Bank.»
Le groupe d’investissement a notamment racheté des participations à la banque portugaise Banco Espirito Santo (BES), à Espirito Santo Financial Group (ESFG) et à General Atlantic. ESFG, qui détenait en propre 5% du capital de Saxo Bank, a indiqué avoir cédé une part de 3,7% à TPG. Il a précisé qu’une part identique avait été vendue sur les 5% qu’il détenait conjointement avec BES. Les deux groupes avaient investi dans Saxo Bank en 2008.
Cette opération est bienvenue pour BES, dont le pays a fait l’objet d’un plan sauvetage en avril dernier, qui cherche à réduire sa dette et à renforcer son capital via des ventes d’actifs. En avril, la banque portugaise avait cédé sa participation dans l’établissement brésilien Banco Bradesco, ce qui lui avait permis de porter son ratio de capital core tier 1 à 8,2% contre 7,9% à l’issue du premier trimestre. Elle vise un ratio de 9% pour la fin de l’année.
TPG, qui gère 48 milliards de dollars d’actifs, est plus enclin que ses pairs à investir dans les établissements financiers. Le groupe était entré au capital de Washington Mutual en avril 2008 et a subi une perte de 1,3 milliard de dollars lors de sa faillite. Il avait également acquis une part dans Shenzen Development Bank en 2004 pour 140 millions de dollars, qu’il a cédée en 2008 à Ping An Insurance pour 2,4 milliards, selon Bloomberg.
Plus d'articles du même thème
-
Schneider Electric indispose les investisseurs en ciblant l’américain PTC
Payée en numéraire, cette acquisition qui dépasse 20 milliards d’euros risque de peser sur la structure de bilan de l’équipementier électrique français. -
Le risque France se propage aux obligations d’entreprises
L’immunité pour le marché du crédit est terminée. Celui-ci s’écarte à son tour, affecté par la volatilité sur les taux. Les émetteurs français sous-performent alors que le spread entre la France et l’Allemagne a atteint un plus haut de près de quinze ans même si les groupes internationaux peuvent jouer les actifs refuges. -
Le gouvernement s’attaque aux avoirs en déshérence
Un prélèvement de 17 % sera appliqué de manière réversible sur les fonds en déshérence récupérés par la Caisse des dépôts et des consignations, qu’ils soient placés en assurance vie ou sur les comptes bancaires.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF engrange 127 milliards d’euros au troisième trimestre 2026
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Les gestions anticipent une résistance modérée des Bourses
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
- L’IA ne sait pas lire correctement les résultats du CAC 40
Contenu de nos partenaires
-
Qui est Jay Clayton, le nouveau « tsar » de l’IA aux Etats-Unis ?
Nommé par Donald Trump pour piloter la Super Intelligence Force, le directeur du renseignement national hérite d'un domaine stratégique sans posséder d'expertise technique -
StratégieViolences, risques de récupération… : comment les syndicats veulent contourner les pièges du mouvement des lycéens
Face à la fronde des lycées, les organisations syndicales tentent d'encadrer la mobilisation prévue mardi à Paris, prudentes face au risque d'être accusée de faire de la récupération -
Têtes brûléesBlocage des lycées : la colère sans mode d'emploi
Après deux semaines de blocus lycéens, organisations lycéennes, étudiantes et syndicales manifestent ce mardi 6 octobre. Une tentative de structurer un mouvement jusqu'ici gazeux, souvent violent, et insaisissable pour le gouvernement