Axa Private Equity établit un record dans l’activité secondaire
Axa Private Equity a beau être en vente, il n’en continue pas moins son activité. Avec la manière: il vient de clore la collecte du plus gros fonds secondaire de l’histoire à 7,1 milliards de dollars (5,63 milliards d’euros). Il s’agit du véhicule de cinquième génération, dont l’objectif est d’acquérir, auprès d’investisseurs institutionnels, des parts de fonds ayant déjà quelques années d’existence. Selon Preqin, le record précédent avait été établi en 2011 par Lexington Partners à 7 milliards de dollars.
Axa PE avait fixé une limite ferme (hard cap) à 4 milliards, mais ayant commencé à investir en décembre 2010, Axa Secondary Fund V s’est retrouvé engagé à 40% dès 2011 après l’achat des portefeuilles de HSH Nordbank (620 millions d’euros de valeur nominale), de Barclays (740 millions de dollars) et de Citigroup (1,7 milliard de dollars). Alors que de nombreux gérants de private equity ont dû rogner sur leurs commissions pour attirer des investisseurs, Axa PE assure à L’Agefi que ses conditions sont inchangées, à 1% des engagements.
95% des investisseurs du véhicule précédent ont réinvesti. Ils représentent 50% du fonds V. Les nouveaux venus sont des fonds souverains ainsi que des fonds de pension américains. En revanche, aucune banque n’y a souscrit. Elles étaient deux dans le fonds IV.
«Nous comptons de nombreux assureurs européens et américains, explique à L’Agefi Vincent Gombault, responsable de l’activité fonds de fonds chez Axa PE. Contrairement aux banques, le bilan des assureurs est orienté à long terme. A ce titre, le capital-investissement correspond à leurs besoins. Son surcoût en fonds propres prudentiels induit par Solvabilité 2 est compensé par un rendement élevé et une volatilité inférieure à celle des actions cotées». Le ticket d’Axa représentait 25% du fonds à l’origine, mais il s’est retrouvé dilué à 17% du fait du dépassement de la limite initiale.
Le fonds cherche des portefeuilles américains et européens et exclut le capital-risque. Peu liquide avant la crise financière, le marché du secondaire semble promis à un bel avenir. «La crise et la réorganisation des bilans des banques ne sont pas terminées, assure Vincent Gombault. En outre, les investisseurs institutionnels réorganisent leurs portefeuilles. Ils cherchent en particulier à rajeunir les générations des fonds. Le marché secondaire des fonds de capital-investissement n’est plus illiquide».
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