Astorg négocie en exclusivité le rachat des microconnexions de FCI
Rentrée en fanfare pour Astorg Partners. Après être entré en négociation exclusive avec Axa PE en vue de lui vendre Photonis pour plus de 500 millions d’euros, la société de gestion discute avec Bain Capital, conseillé par Goldman Sachs et Citigroup, pour acquérir l’activité de microcircuits de FCI. L’information, divulguée jeudi par Reuters, a été confirmée à L’Agefi.
Alors que l’agence de presse évoquait une valorisation d’un milliard d’euros dette comprise, la réalité serait plus nuancée, selon des sources impliquées dans le financement de l’opération. Pour l’instant, le montant est plutôt proche de 600 millions d’euros, dont 320 millions en deux tranches de dette bancaire senior et une ligne renouvelable de 35 millions. Les prêts se négocient sur la base de 425 points de base (pb) au-dessus du taux de référence pour la première et de 525 pb pour la seconde. Mais étant donné la volatilité actuelle sur les marchés financiers, ces deux lignes disposent d’une «upward flex», qui permettra aux banques d’accroître les marges respectives de ces deux tranches jusqu’à 100 et 150 pb. Le montage a été arrangé par Goldman Sachs, l'établissement japonais Nomura (également conseil d’Astorg en M&A) et Royal Bank of Canada.
Par ailleurs, Bain a accordé un crédit vendeur, d’un montant inconnu, qui permet de compléter les moyens de financement bancaire. En outre, la cession de FCI Microconnections ne signe pas la fin de son histoire avec sa maison-mère FCI et Bain. Le groupe et le fonds pourront tous les deux réinvestir dans la nouvelle société en tant qu’actionnaires minoritaires. Quel que soit le schéma adopté, Astorg Partners et les dirigeants de la cible détiendront au moins les deux tiers du capital. Les parties prenantes espèrent boucler les négociations à la fin du mois, pour une signature fin octobre.
Bain s’adapte ainsi aux conditions de marché. Le fonds a acquis FCI auprès d’Areva il y a cinq ans pour 1,1 milliard d’euros. Il a étudié en 2010 une introduction en Bourse. Devant l’incertitude des marchés et faute de candidat à la reprise de l’ensemble, Bain a préféré se tourner vers la vente de l’activité la moins stratégique. Microconnections représente 16% des ventes du groupe FCI en 2010, soit 202 millions d’euros. L’Ebitda tournerait autour de 80 millions.
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