Aramco est le champion mondial des bénéfices
Le secret est percé. Pour la première fois, Bloomberg a dévoilé les résultats financiers d’Aramco. Le premier groupe pétrolier mondial est aussi le premier générateur de bénéfices au monde. Rien qu’au premier semestre 2017 (chiffres obtenus par Bloomberg), le groupe saoudien a dégagé 33,8 milliards de dollars de bénéfice net, soit 5 milliards de plus qu’Apple et 4,5 fois plus que les bénéfices accumulés par son concurrent américain ExxonMobil. Aramco a généré 52 milliards de dollars de cash-flows opérationnels, investi 14,7 milliards et payé 13 milliards de dividendes. Sa dette nette s'élevait à 1,3 milliard. Aramco reverse à l’Etat saoudien la moitié de ses bénéfices sous forme d’impôts et paie également des royalties variables sur son chiffre d’affaires.
Ces résultats ont été dégagés avec un baril de pétrole à 53 dollars en moyenne. Ceux du premier semestre 2018 s’annoncent donc nettement supérieur, le prix moyen étant plus de 20% supérieur. Au premier semestre 2016, alors que le baril de pétrole était tombé à 41 dollars en moyenne, le bénéfice net d’Aramco avait atteint 7,2 milliards de dollars, indique Bloomberg.
Ces chiffres sont «imprécis (et) Aramco ne commente jamais les spéculations concernant ses performances financières et son régime fiscal», a réagi le groupe pétrolier.
La divulgation de ces résultats intervient alors qu’Aramco doit faire son entrée en Bourse dans les prochains mois, probablement en 2019. Celle-ci devrait avoir lieu dans un premier temps uniquement à la Bourse saoudienne, Aramco ayant renoncé à réaliser une double cotation sur un marché étranger, comme Londres ou New York.
Plus d'articles du même thème
-
TotalEnergies mise sur la continuité de sa gouvernance jusqu’en 2030
Le duo formé du PDG, Patrick Pouyanné, et de l’administrateur référent, Jacques Aschenbroich, sera reconduit lors de l’assemblée générale du pétrolier en mai 2027. -
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Le Breakwave Tanker Shipping ETF affole les compteurs en surfant sur l’explosion des tarifs de fret pétrolier. Derrière ce jackpot se cache un pari ultra-spéculatif sur les tankers, dopé par les tensions géopolitiques. -
L’inquiétante correction des marchés de taux
Les facteurs de risque s’enchaînent pour faire monter les taux longs un peu partout dans le monde. Et s’il est davantage question de désorientation du marché que de véritable krach obligataire, il reste difficile d’anticiper une inversion du mouvement.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le nouveau cadre SFDR se précise mais des désaccords demeurent chez les professionnels
- La France recule au 29ᵉ rang mondial du classement retraite de Natixis IM
- L’Europe lance un Pacte des investisseurs institutionnels européens pour la tech européenne
- Les assureurs ont orienté leurs achats vers la dette longue en 2025
- La Caisse des Dépôts va cesser de souscrire des obligations d'entreprises pétrolières
Contenu de nos partenaires
-
Elle pourrait « causer un milliard de morts » : Bill Gates appelle à une forte régulation de l'IA dans les mois à venir
« Aucune arme ne s’est avérée aussi puissante que des outils d’IA avancés utilisés par des individus malintentionnés », a assuré Bill Gates, ancien patron de Microsoft, dans une interview à NBC News, qui doit paraître dimanche 27 septembre -
La Fabrique de l'OpinionPrésidentielle : « La modération est devenue inaudible »
Face à une succession de crises, la quête de protection des Français bouscule le jeu politique, poussant les partis traditionnels à imiter les extrêmes à l'approche du scrutin -
Crise des carburants : d'où vient le gazole que consomment les Français ?
Une éventuelle décision de Donald Trump de stopper les exportations américaines de pétrole raffiné fait craindre à la France, qui importe la moitié de son diesel, une flambée des prix qui pourrait atteindre 3,90 euros le litre