Alto Invest élargit son horizon de gestion
La difficulté rencontrée dans la collecte des fonds de défiscalisation depuis plusieurs années pousse certaines sociétés de gestion de capital-investissement à se diversifier. Acteur important de cette activité, avec 330 millions d’euros sous gestion fin 2013 à travers 32 fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) et fonds d’investissement de proximité (FIP), Alto Invest entend utiliser son expérience du non-coté pour se développer dans la gestion d’actifs classique.
Alors que les véhicules de private equity sont des fonds «fermés» (durée de vie de 10 ou 12 ans), Alto Invest va lancer cette semaine un fonds commun de placement (FCP) à liquidité quotidienne, pour miser sur les PME et ETI innovantes européennes cotées: FCP Nova Europe. Alors que les FIP et FCPI ne peuvent pas investir au-delà d’une certaine taille d’entreprise (50 millions d’euros de chiffre d’affaires pour les FCPI par exemple), le nouveau véhicule vise des PME capitalisant jusqu’à 600 millions d’euros. Le projet, mûri depuis près d’un an, a connu un coup d’accélérateur depuis la création par le gouvernement du PEA PME.
Antoine Valdès, président d’Alto Invest, estime que la société de gestion n’est pas novice dans ce domaine. «Les PME cotées représentent déjà 49% de nos encours: soit parce que certaines sociétés dont nos fonds sont actionnaires sont aujourd’hui cotées en Bourse, soit parce que nous avons la possibilité d’investir dans des sociétés cotées dans le cadre de nos FCPI». Ces derniers peuvent en effet consacrer 40% de leurs actifs à des placements diversifiés, dont des PME cotées. «Or, nous ne déléguons pas la gestion de ces participations», précise le responsable, ce qui confère une certaine expérience à l’équipe de 18 professionnels.
En outre, Alto Invest se targue d’une meilleure expérience dans l’analyse des dossiers. «Notre valeur ajoutée vient du capital-investissement: du fait de la nature non cotée des PME dans lesquelles nous investissons historiquement, nos due diligences sont très poussées. Nova Europe cible en Europe de l’Ouest environ 10% des 4.000 sociétés éligibles au PEA PME, dont la moitié n’est que peu suivie par les analystes», indique Antoine Valdès.
Nova Europe vise d’abord les particuliers et les family offices, puis les institutionnels. Le responsable d’Alto Invest estime qu’il pourrait, à long terme, dépasser les 100 millions d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
A Patrimonia, les associations caritatives cherchent aussi à collecter
Le salon qui réunit les professionnels de la gestion de patrimoine est aussi l'occasion pour les ONG et associations de se faire connaître et de sensibiliser les CGP en faveur des dons. -
Discret champion du midmarket américain, Audax boucle son plus gros fonds de dette
Audax Private Debt a clôturé son troisième fonds de direct lending à son plafond de 5,4 milliards de dollars, aboutissant à une puissance de frappe totale de 10 milliards. -
Regarder les risques comme des opportunités
L’Institut français des administrateurs dévoile son guide sur la gestion des risques. Il propose une approche dynamique pour « éclairer les choix, challenger les certitudes ». Ou comment faire d’un dispositif formel qui rassure, un levier d’anticipation.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- L’inquiétante correction des marchés de taux
- TotalEnergies va augmenter son dividende et réduire sa dette
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
Contenu de nos partenaires
-
Flacons d’exception
Décorés de pierres précieuses, façonnés de matières rares, gansés de cuir ou imaginés par des architectes de renom, ces chefs-d’œuvre se prêtent à toutes les audaces. -
Pourquoi Bruno Retailleau veut interdire LFI
En quête de visibilité et alors que s'amorcent des débats budgétaires minés pour LR, le candidat hausse le ton contre Jean-Luc Mélenchon -
Tribune libreJustice : avant de doubler le budget, repensons la peine
Remettre la peine au centre de l’architecture de la justice est une nécessité vitale aussi bien pour le fonctionnement de l’institution que pour la confiance des citoyens