AIG parvient finalement à se délester du loueur d’avions ILFC
L’assureur américain prend une part de 46% au capital de l’acheteur néerlandais AerCap, qui verse également 3 milliards de dollars en numéraire
Publié le
Benoît Menou
AIG a comme promis pris une décision avant la fin de l’année. L’assureur américain a dévoilé hier la cession du numéro deux mondial du crédit-bail aéronautique, International Lease Finance Corp (ILFC). Le loueur d’avions est finalement acquis par un concurrent, d’envergure plus modeste, en l’occurrence le néerlandais AerCap. Ce dernier a convenu de verser pour la totalité du capital 3 milliards de dollars en numéraire ainsi que près de 98 millions de ses titres émis pour l’occasion et représentant 46% du capital élargi.
Au cours de clôture d’AerCap à New York vendredi soir, l’opération valorise ILFC quelque 5,4 milliards. Or, le titre AerCap a bondi de 33,05% hier, donnant à AIG un bonus potentiel de près de 804 millions.
La transaction représente la fin d’un parcours semé d’embûches pour AIG, qui depuis 2008 et son sauvetage de la déroute par Washington cherche à céder ILFC. Il y a un an, l’assureur avait levé le voile sur un accord de vente de 80% du capital (et une option pour 10% supplémentaires) à un consortium d’investisseurs essentiellement chinois. Cet acquéreur s’est révélé incapable de financer l’opération, et AIG avait fini par se déclarer ouvert à d’autres propositions. Le mois dernier, son directeur général Robert Benmosche avait brandi la menace d’une introduction en Bourse.
Surtout, la vente d’ILFC, acquis en 1990 pour 1,2 milliard, correspond à la fin du recentrage d’AIG, qui se déleste à l’occasion d’une dette de 21 milliards de dollars. Le groupe a réalisé ces dernières années 70 milliards de cessions d’actifs, de l’assurance en Asie au crédit à la consommation aux Etats-Unis, soldant en mars dernier sa dette auprès du Trésor. L’analyste Paul Newsome chez Sandler O’Neil a salué hier une «étape majeure» pour un groupe qui peut désormais se concentrer sur son cœur de métier.
AIG se place pourtant pour l’instant en actionnaire de référence d’AerCap. L’assureur devra conserver la totalité de sa participation de 46% pendant au moins neuf mois et aura la possibilité de descendre par la suite avant de sortir tout à fait après un délai de quinze mois. Le nouvel ensemble, avec une flotte de 1.300 appareils environ (1.000 pour ILFC et 300 pour AerCap aujourd’hui) se rapproche en tout cas de la filiale de General Electric, GE Capital Aviation Services (Gecas), numéro un mondial avec ses 1.700 appareils.
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
Dans son rapport sur le rôle international de l’euro, la BCE classe sa devise au deuxième rang mondial derrière le dollar dans le système monétaire international. L’euro devient également une valeur refuge pour de nombreux investisseurs.
Au terme d'une revue stratégique en vue d'aborder son deuxième cycle de développement, Axa Climate, laboratoire d'innovations climat de l'assureur, vend sa Climate School et se réinvente en conglomérat.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le Parlement européen et les Vingt-Sept se sont mis d’accord sur un texte ouvrant la voie aux centres de rétention à l’étranger et à un allongement des périodes maximales de rétention
Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent une alliance sans faille. Mais les ambitions contraires des deux dirigeants, l'impopularité croissante d'Israël et la personnalité du Premier ministre fragilisent cette relation spéciale
Les (nombreux) prétendants à l’Elysée avancent à tâtons, méfiants, prudents. Trop de coups à prendre. A un an de la présidentielle, beaucoup d’intentions (lorsqu’il y en a), sans oser en dire trop...