2016, année charnière pour une finance plus verte
La prise en compte par la finance de critères sociaux et environnementaux s’est accéléré au cours de l’année 2016, mais reste encore insuffisante pour permettre de relever les défis auxquels la planète est confrontée dans ces domaines, estime le Programme de l’ONU pour l’environnement (Pnue).
Dans un rapport publié le 7 octobre, intitulé «The financial system we need, From momentum to transformation», le Pnue souligne que «des institutions financières leader reconnaissent qu’un développement soutenable est la clé de leur succès futur, comme le montre le marché des obligations vertes dont l’encours atteint maintenant 118 milliards de dollars».
Au niveau national, les régulateurs et les responsables politiques dans le domaine financier cherchent à peser sur la réallocation du capital, à améliorer la gestion du risque et renforcer la transparence», poursuit le rapport, y compris dans les pays en développement. L’article 173 de la loi sur la transition énergétique française, qui incite les gérants d’actifs à rendre public un reporting sur la question climatique, en est l’un des signes.
La coopération internationale n’est pas en reste. «En 2016, pour la première fois, le G20 et le Conseil de stabilité financière ont exploré les moyens de développer un système financier qui prenne davantage en compte les paramètres environnementaux», notent les auteurs du Pnue, soulignant que «l’action politique, le marché et les initiatives internationales plus larges entretiennent cet élan». Parmi ces initiatives, figurent notamment l’adoption des Objectifs de développement soutenables et l’accord de Paris sur les changements climatiques, résume le Pnue qui met en exergue les efforts accomplis pour corriger les effets du marché et les défaillances de la régulation financière.
Autre atout, selon le Pnue, la montée en puissance des technologies disruptives dans le système financier.
Plus d'articles du même thème
-
La Financière Responsable signe la Charte d’impact investisseur de l’IFD
Elle l'a fait pour son fonds LFR Inclusion Responsable ISR dont les encours avoisinent les 24 millions d'euros. -
Vers une meilleure information des investisseurs sur les risques liés à la nature
La première semaine de la COP17 s'achève sur une demande de clarification. L'organisme international de normalisation de l’information de durabilité destinée aux investisseurs (ISSB) ouvre une consultation publique sur la dépendance des entreprises à leur écosystème. -
Alexandra Tixier (AllianzGI) : « Entre risque de crédit, rendement et impact, nous ne faisons pas d’arbitrage »
Managing director et codirectrice du crédit privé européen d'Allianz Global Investors, Alexandra Tixier revient pour L'Agefi sur la récente levée de la stratégie Impact Private Credit et les premières opérations du fonds.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
- Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
- Les autorités françaises publient leurs propositions sur le règlement européen MiCA
Contenu de nos partenaires
-
Outre-Manche, une autre idée du luxe
Le maroquinier DeMellier qui affole les adeptes du quiet luxury ouvre sa première boutique à Londres. Une étape cruciale pour cette Maison britannique qui a fait de ses sacs, de leur fabrication européenne et d’un engagement solidaire durable, les piliers d’une réussite internationale. -
Mobilisation des lycéens : comment deux influenceuses ont court-circuité les annonces du gouvernement
Avant sa rencontre avec les organisations lycéennes et étudiantes, le Premier ministre a convié ce lundi à Matignon plusieurs créateurs de contenu. C’est à eux, et pas aux syndicats, qu’il a réservé la primeur de ses annonces -
In folioLittérature : Caspar David Friedrich au-dessus des nuages
Plutôt qu’un livre de vulgarisation ou un roman biographique comme on en a lu tant ces dernières années, Illies a choisi d’écrire des fragments, qu’il a ingénieusement agencés dans des chapitres titrés d’après les quatre éléments, le feu, l’air, la terre et l’eau