UniCredit, première banque d’Italie par les actifs, a nommé Jean-Pierre Mustier au poste d’administrateur délégué, a annoncé le groupe, confirmant les fuites dans plusieurs médias. Lors d’une réunion extraordinaire tenue ce matin, le conseil d’administration d’UniCredit a choisi le banquier français à l’unanimité. Il prendra ses fonctions le 12 juillet.
Jean-Pierre Mustier, qui figurait parmi les candidats pressentis pour succéder à Federico Ghizzoni, avait dirigé les activités de banque de financement et d’investissement (BFI) de l'établissement transalpin entre 2011 et 2014. Il avait ensuite rejoint la société de gestion alternative Tikehau début 2015.
Jean-Pierre Mustier est surtout connu en France pour avoir dirigé la BFI de la Société Générale entre 2003 et 2008 et s'être retrouvé de ce fait mêlé à l’affaire Kerviel. Sa démission avait été refusée, mais il avait été replacé à la tête des métiers de gestion d’actifs et des services aux investisseurs («GIMS»). Une procédure lancée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) en 2009 l’avait ensuite poussé à quitter le groupe bancaire français. En 2010, Jean-Pierre Mustier a été condamné à verser une amende de 100 000 euros pour un délit d’initié qu’il aurait commis en 2007, des faits qu’il a toujours niés.
A la tête d’UniCredit, il aura la charge de relancer un établissement qui a vu sa capitalisation boursière fondre de 61% depuis le début de l’année, alors que le secteur financier italien est en pleine restructuration en raison du poids des créances douteuses dans les bilans des banques. Le vote des Britanniques en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne la semaine dernière a accentué la méfiance des investisseurs envers les établissements transalpins.
Quelques heures après les Etats-Unis, l'Hexagone a à son tour annoncé le déblocage d'une nouvelle enveloppe pour soutenir l'écosystème naissant de l'informatique quantique. La start-up française Alice & Bob a aussi dévoilé un investissement de la part de Nvidia.
François Villeroy de Galhau, gouverneur sortant de la Banque de France, a profité du traditionnel rapport annuel de l’Autorité de contrôle pour dresser le bilan d’une décennie de régulation et surtout formuler ses vœux pour l’avenir de la supervision bancaire et assurantielle.
Lors de son assemblée générale, la banque allemande a clamé haut et fort son opposition au projet de rachat par sa concurrente italienne. De son côté, UniCredit continue à acheter des produits dérivés, à défaut de convaincre les actionnaires.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Fervent trumpiste, le président Karol Nawrocki, en guerre larvé avec le gouvernement polonais, a obtenu un traitement de faveur crucial de la Maison-Blanche