UniCredit confirme le repli de ses provisions pour risque de crédit

Celles-ci ont baissé pour le troisième trimestre consécutif. Le groupe maintient ses efforts d'économies pour accélérer son redressement
La Rédaction

Au printemps dernier, Federico Ghizzoni, l’administrateur délégué d’UniCredit, voyait des raisons «d'être quelque peu optimiste». Les faits sont en train de confirmer son sentiment. La banque italienne, premier établissement transalpin par les actifs, a dégagé des résultats meilleurs que prévu pour le deuxième trimestre 2013, confortant ainsi le retour aux bénéfices enregistré au premier trimestre après une année 2012 dans le rouge.

Le groupe bancaire a réalisé sur la période allant d’avril à juin un bénéfice net de 361 millions d’euros alors que le consensus donnait 349 millions. Ce résultat inclut une plus-value de 254 millions générée par des rachats d’obligations pour un montant de 4,2 milliards d’euros.

Pour l’ensemble du semestre, le bénéfice net atteint 810 millions d’euros, en baisse de 25,2% par rapport à la même période de 2012. Le produit net bancaire semestriel ressort à 12,5 milliards d’euros, en baisse de 6,4% sur un an, dont 6,6 milliards en revenus d’intérêt (-9,4%), 3,9 milliards en commissions nettes (+1,3%) et 1,6 milliard en revenus de courtage (-11,8%). La banque affiche un ratio core tier 1 de 11,41%, en hausse par rapport à celui de 11,03% enregistré à la fin mars.

UniCredit a commencé à tirer profit des effets de son plan de réduction des coûts. La banque a diminué ses charges opérationnelles de 1,8% au deuxième trimestre, à 3,67 milliards d’euros. De quoi l’inciter à accroître un peu plus ses efforts avec pour objectif de réduire d’un milliard d’euros supplémentaires ses économies d’ici à 2015, par rapport au plan lancé en 2011 et prévoyant 15,8 milliards d’euros de baisse des coûts. Dans le même temps, les provisions sur risque de crédit en Italie continuent de se réduire, pour le troisième trimestre consécutif. Elles ont atteint 1,67 milliard d’euros au deuxième trimestre, contre 1,83 milliard d’euros un an auparavant. Pour l’ensemble du semestre, la baisse ressort à 7,7%.

Des chiffres qui incitent Federico Ghizzoni à un peu plus d’optimisme, l’administrateur délégué se disant prêt à reprendre les investissements dans certains pays. La banque indique avoir remboursé 2 milliards d’euros en juillet sur les 26 milliards qu’elle avait empruntés à la Banque centrale européenne lors de ses opérations d’injection de liquidité (LTRO). Elle pourrait accélérer le rythme en fonction des conditions de marché.

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