« Une dizaine de recrutements d’experts Blockchain en 2018 »
Comment la compétence Blockchain est-elle structurée à la Société Générale ?
Nous avons au total une quinzaine d’experts Blockchain qui sont pour la plupart disséminés dans toutes les directions des systèmes d’information du groupe. On en trouve aussi aux paiements, à la banque de détail et à l’informatique en central. Il s’agit en général de collaborateurs qui avaient au départ des compétences en mathématiques et en code très poussées, formés aux bases de données distribuées et à la cryptographie. Prévoyez-vous des recrutements dans les mois à venir ? Oui, dans un faible volume qui s’inscrira dans le cadre d’une politique de recrutement globale qui va aussi nous conduire à embaucher des spécialistes des big data ou de l’intelligence artificielle. Nous prévoyons ainsi en 2018 une dizaine de recrutements d’experts Blockchain. Quels profils privilégiez-vous ? Nous favoriserons les candidats qui sont chez nous en stage, en VIE (volontariat international en entreprise, NDLR) ou en alternance, et qui sortent d’écoles ou d’université comme Centrale Supélec, l’Epita, Télécom ParisTech ou Dauphine. Nous recruterons aussi des profils avec davantage de séniorité, mais de manière plus marginale, et en nous appuyant sur notre vivier interne de chefs de projet ou de directeurs de programmes déjà familiers avec la Blockchain. Quelles qualités attendez-vous chez un expert Blockchain ? Il doit posséder une solide expertise en mathématiques, bases de données distribuées et cryptographie. Mais il doit être aussi capable de comprendre les besoins des métiers pour concevoir des modèles mathématiques adaptés et des modes de fonctionnement qu’il devra être en mesure d’expliquer. Sur ce type de poste, la partie « soft skills » (compétences « douces ») est aussi importante que la compétence technique.
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