« Une approche du client qui va au-delà de sa seule situation financière »
Véronique Lebreton, responsable inclusion bancaire et RSE à la Fédération nationale du Crédit Agricole
Quel est le profil de vos conseillers « Point Passerelle » ?
Nos 120 conseillers sont tous d’anciens chargés de clientèle particuliers ou des directeurs d’agence qui se sont portés volontaires. En général, parce qu’ils avaient envie d’investir le champ social en accompagnant des personnes le plus souvent frappées par un ou plusieurs aléas de la vie qui ont déstabilisé leur budget. Ils ont pour la plupart une solide expérience dans le réseau et une très bonne connaissance des produits bancaires et financiers. Avant leur prise de poste, nous complétons cette expertise technique par une formation sur tout ce qui est relatif au comportement, à la psychologie et à la médiation.
En quoi le métier de conseiller « Point Passerelle » est-il différent de celui d’un chargé de clientèle particulier en agence ?
Un conseiller « Point Passerelle » ne va pas se contenter d’analyser la situation financière d’un client. Il va consacrer beaucoup de temps à l’écouter, à essayer de comprendre sa situation familiale et professionnelle car il a en face de lui une personne en difficulté, mais qui a la volonté de s’en sortir. Avec cette approche globale, le conseiller Passerelle va chercher à démêler les multiples difficultés du bénéficiaire et à trouver avec lui des solutions : le microcrédit, des actions sur les comptes, la consolidation ou la médiation de dettes. Il le conseille également sur les démarches administratives, l’emploi, la mobilité, l’énergie…
Quelles perspectives d’évolutions offrez-vous à ces conseillers ?
Ces conseillers aiment ce métier où ils se sentent utiles. Il est cependant préconisé de ne pas rester à ce poste de trop longues années car le fait d’être confronté à des situations de vie complexes peut se révéler difficile à gérer sur le long terme. Ensuite, ils peuvent retourner à un autre poste dans le réseau. Certains s’orientent vers des fonctions de siège dans les caisses régionales, à des postes liés notamment à la vie mutualiste ou à la RSE (responsabilité sociétale des entreprises).
Plus d'articles du même thème
-
BlackRock supprime de nouveau des postes
Larry Fink a adopté un processus de rationalisation de l’emploi au sein de BlackRock plus discret et en continu, rapporte Bloomberg. Le plus grand gestionnaire d’actifs au monde entame en effet une nouvelle vague de suppressions de postes correspondant à -
La Fed de Kevin Warsh est déjà sous contrainte
Le FOMC des 16 et 17 juin, le premier de son nouveau président, ne modifiera pas les taux Fed Funds. Il pourrait abandonner le «biais accommodant» dans sa déclaration. Il sera intéressant de voir comment la communication de la banque centrale évoluera à moyen terme. -
La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
L'Hexagone compte cinq masters dans le top 10 établi par le Financial Times. L'ESCP et Skema occupent les deux premières places du podium. Au global, les femmes représentent près de 40% des étudiants de ces formations en France.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Belfius rachète Leocare et intéresserait le Crédit Agricole
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- Garance s’ajoute à la liste des mutuelles dans la tourmente
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
Contenu de nos partenaires
-
HorlogerieAbyssal
Quand l’esthétique organique des coraux de l’artiste Aude Franjou dialogue avec des montres, elle se mue en un écosystème singulier. -
A guichet fermé
Elles donnent l’heure, mais d’une façon totalement inédite. Les montres à guichet reviennent en force et séduisent autant les collectionneurs esthètes que les fans de belles mécaniques. -
PATRIMOINELa forêt, une autre façon d'investir
Une partie des forêts françaises est en mauvais état à la suite d’incendies, d’attaques d’insectes ou d’un entretien insuffisant. Une société bretonne, Ecotree, qui a reçu un agrément de l’AMF, lève des fonds auprès d’investisseurs privés pour les restaurer. Décryptage des vertus, des risques et de la fiscalité de ces placements illiquides