« Un choix personnel et carriériste »
François-Henri Champagne, 25 ans, analyste sur le fonds early stage, Citizen Capital
Comment un « X » en vient-il à s’intéresser à la finance ?
J’ai choisi Polytechnique pour les sciences. Mais j’ai toujours voulu garder un lien avec l’entreprise dans mon métier. C’est pourquoi j’ai complété ma formation, jusque-là assez théorique, par le master de finance internationale à HEC. J’avais auparavant suivi un stage de six mois à La Française AM, en gestion crédit sur les marchés, une expérience stimulante. Mais cette voie me semblait offrir peu de possibilités de reconversion et j’ai finalement effectué mon stage de fin d’études dans la dette privée, chez Eiffel Investment Group, où j’ai travaillé sur un fonds de prêts aux PME françaises de croissance.
Vous n’avez pas suivi un chemin tout tracé…
J’ai voulu sortir de ma zone de confort. Après mon stage, j’ai été bénévole au centre social Asphalte, à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, qui œuvre pour l’insertion des personnes défavorisées. Je souhaitais aussi faire un break, mettre à plat ce que je voulais faire. A HEC, la voie royale, c’est la banque. Mais je me sentais chanceux d’avoir pu faire de telles études et voulais rendre à la société ce que j’avais reçu d’elle.
Pourquoi avoir choisi l’impact investing ?
J’ai beaucoup réfléchi et rencontré quasiment tous les fonds de capital-investissement et à impact parisiens. Je recherchais un fonds de petite taille pour la cohésion d’équipe et l’agilité. Citizen Capital représentait pour moi le juste milieu entre un fort impact social et environnemental et la rentabilité business. C’est un choix personnel et tout à la fois « carriériste », car c’est une vision à laquelle je crois. J’ai le sentiment de me positionner à la naissance d’une vague qui va grandir. Je suis d’ailleurs étonné de constater que ce que je voyais comme une contrainte pour les entrepreneurs n’en est pas une. Un fonds d’impact ne leur impose pas de critères, il les aide à formaliser une vision déjà en eux.
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