UBS réduit encore un peu plus le périmètre de sa BFI à Paris
Le possible départ du Royaume-Uni de l’Union européenne ne semble pas inquiéter UBS. Le groupe suisse va transférer une partie des activités de sa banque de financement et d’investissement (BFI) parisienne vers Londres. 15 postes d’UBS Securities France, majoritairement dans le trading actions, sont concernés par ce déménagement, a indiqué une source à L’Agefi, confirmant une information de Reuters. Ce transfert d’activité est encore en cours de négociations mais environ la moitié des postes réalloués vers Londres seront proposés à des collaborateurs parisiens.
«Il est plus logique de regrouper à Londres les forces dans cette activité, explique cette source, qui assure qu’il ne s’agit pas d’un revirement de stratégie pour la banque. UBS Securities ne quitte pas Paris et conserve ses activités dans le conseil en M&A, l’analyse ou les marchés primaires actions, en plus de la gestion de fortune (wealth management) » devenue l’axe prioritaire de développement de la banque suisse. UBS ne fait aucun commentaire.
Un mouvement généralisé en France mais aussi à l'étranger
Limité en valeur absolue, ce déménagement représente tout de même un nouveau coup de canif dans les activités de BFI d’UBS en France, après le plan de sauvegarde de l’emploi mis en œuvre en 2013 dans le cadre de la réorganisation globale des activités de marché de la banque suisse. Le volet français de cette restructuration avait conduit à la suppression de 25 postes, sur un effectif total de 100 personnes à l’époque. UBS Securities compterait actuellement une soixantaine de collaborateurs, avant le transfert d’activité annoncé. UBS avait également supprimé en 2014 environ les trois quarts des effectifs de sa division de gestion d’actifs française, ex-CCR AM, rebaptisée depuis UBS AM.
La réduction de la voilure d’UBS dans la BFI en France entre dans le cadre d’un mouvement plus large, engagé par tous ses grands concurrents étrangers mais aussi français. BNP Paribas et la Société Générale ont annoncé cette année des suppressions de postes dans leur BFI en France. BNP Paribas prévoit ainsi de supprimer 675 emplois dans l’Hexagone, sur un total de 6.000.
Plus d'articles du même thème
-
La Banque de France relativise le décrochage de l’économie française
Loin de la présentation alarmante de l’Insee, les projections macroéconomiques de la banque centrale insistent plutôt sur la résilience de l’économie française qui connaît un passage difficile en 2026 mais devrait rebondir l’année prochaine. -
Le chômage reste stable au Royaume-Uni
Pour le quatrième trimestre consécutif, le taux de chômage outre-Manche s’établit à 4,9% mais le nombre de salariés a tout de même diminué de 26.000 en août. Autant d'éléments sans doute pris en compte par la Banque d'Angleterre qui doit réunir le Comité de politique monétaire jeudi 17 septembre. -
La BRI se penche sur les bonus bancaires et suggère des malus
L'analyse des perturbations de 2023 et les faillites du Credit Suisse et de la Silicon Valley Bank montrent que tous les enseignements de la crise de 2008 n'ont pas été tirés, estime une note de la Banque des règlements internationaux.
ETF à la Une
La majorité des investisseurs professionnels sont prêts à basculer leurs encours vers des ETF actifs
Contenu de nos partenaires
-
« Un mauvais coup du Premier ministre » : où est passé le projet de loi sur les polices municipales ?
Le texte visant à élargir les pouvoirs des policiers municipaux patiente avant son inscription à l’Assemblée nationale. Le gouvernement reste muet malgré l’impatience du Sénat et des élus locaux. -
PromptitudeIA : l’Europe joue sa survie
Le retard européen est d’autant plus alarmant que l’intelligence artificielle est aussi stratégique – et potentiellement dévastatrice – que l’arme atomique hier -
Changement d'èreDéfense : le gouvernement vise 100 000 recrutements d'ici 2030, sur fond de déclin de l'automobile
L’exécutif souhaite développer le taux d’emploi dans la défense, porté par la nouvelle donne géopolitique. Énième reflet des mutations du tissu industriel tricolore, sur fond de déclin de l'industrie automobile