UBS a renoué avec les profits au premier trimestre
UBS a enregistré un bénéfice net pour la période janvier-mars près de trois fois supérieurs aux attentes, réalisant ainsi son premier profit trimestriel depuis le rachat de son rival déchu, Credit Suisse. La branche de gestion de fortune du groupe a également fait état mardi de 27 milliards de dollars de nouveaux actifs nets pour le premier trimestre de l’année, contre 22 milliards de dollars pour les trois mois précédents. UBS a toutefois souligné que la baisse des volumes de prêts et de dépôts ainsi que des taux d’intérêt en Suisse pourrait avoir un impact sur cette division.
«Au deuxième trimestre 2024, nous prévoyons une baisse entre 1% et 5% du revenu net d’intérêts du pôle Global Wealth Management», a déclaré la banque dans un communiqué.
UBS a également déclaré avoir réalisé des économies brutes supplémentaires de 1 milliard de dollars au premier trimestre, ce qui porte le total des économies réalisées depuis la fusion à 5 milliards de dollars. L’objectif est de réaliser 1,5 milliard de dollars d'économies supplémentaires d’ici la fin de l’année.
Le bénéfice net attribuable aux actionnaires de la plus grande banque suisse s’est élevé à 1,8 milliard de dollars, ce qui est supérieur à l’estimation consensuelle de 602 millions de dollars fournie par la société et au bénéfice de 1 milliard de dollars enregistré au cours de la même période de l’année précédente.
La première fusion de deux banques d’importance systémique mondiale - orchestrée par les autorités suisses qui craignaient que Credit Suisse, en proie à des scandales, ne soit au bord de l’effondrement - a été réalisée en juin dernier, après quoi UBS a enregistré deux trimestres consécutifs de pertes dues aux coûts d’absorption de sa rivale.
Année charnière
En dépit de la nature du rachat, les investisseurs se sont montrés optimistes quant aux perspectives d’UBS, compte tenu des faibles coûts d’acquisition et de l’augmentation considérable de ses actifs.
L’année en cours devrait être une année charnière pour UBS, qui devra franchir certaines des étapes les plus délicates de l’intégration, telles que la combinaison de systèmes informatiques et d’entités juridiques distincts, ainsi que la migration des clients de Credit Suisse vers UBS.
Avec la fusion, le bilan d’UBS est passé à plus de 1.600 milliards de dollars, soit près de deux fois la taille de l'économie suisse, ce qui inquiète les régulateurs qui craignent d'énormes conséquences en cas de difficultés de la banque.
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Le gouvernement suisse a récemment présenté des plans sur la manière de contrôler les banques jugées «trop grandes pour faire faillite» et des règles plus strictes en matière de capital sont attendues au cours des prochaines années.
UBS a déclaré que sa situation financière actuelle lui permettra d’atteindre ses objectifs de rendement du capital pour 2024.
Cela inclut un plan de rachat d’actions à hauteur de 1 milliard de dollars cette année, ainsi qu’une augmentation du dividende de 0,70 dollar par action de l’année dernière d’environ 15% en 2024.
En réaction, le titre UBS bondissait de plus de 5% en début de matinée à la Bourse de Zurich. Il est désormais stable depuis le début de l’année et gagne plus de 40% sur un an.
(Avec Reuters)
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