Toujours en perte, RBS renonce à la banque d’investissement dans 25 pays
En perte pour la septième année consécutive, Royal bank of Scotland (RBS) a annoncé ce matin cesser ses activités de banque d’investissement dans 25 pays en Europe, au Proche-Orient et en Afrique, pour se recentrer sur la Grande-Bretagne. Aux Etats Unis, cette présence doit être «substantiellement» réduite, de même qu’en Asie.
Le prêteur nationalisé a réduit sa perte nette à 3,5 milliards de livres (4,8 milliards d’euros) en 2014, après une dépréciation de la valeur de sa filiale américaine Citizens, de nouvelles charges liées à des enquêtes sur le marché des changes et des ventes litigieuses. En 2013, RBS avait accusé une perte de 9 milliards de livres (12,3 milliards d’euros).
Les coûts d’exploitation, hors restructuration et dépenses pour litiges, a reculé de 11% à 12,4 milliards de livres en 2014 contre 14 milliards l’année précédente. RBS a indiqué vouloir alléger ses coûts de 800 millions de livres en 2015. «C’est un plan pour une banque plus petite, ou recentrée mais finalement plus valable» et qui «marque la fin du modèle distinct de banque d’investissement mondiale», a déclaré le CEO, Ross McEwan. L’exercice est marqué par le retour au bénéfice d’exploitation pour un montant de 3,5 milliards de livres, toutefois inférieur aux attentes des analystes (4,1 milliards de livres).
Concernant la banque d’investissement, RBS compte réduire de 60% en cinq ans les actifs détenus par sa division banque corporate et institutionnelle (CIB). Nommé à la présidence de CIB où il succède à Donald Workman, Rory Cullinan, responsable de la restructuration de l'établissement, devra organiser le départ de la banque d’Europe centrale et orientale, d’Afrique, du Proche-Orient et d’une bonne partie de l’Asie.
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