Thierry Derez passe la main à Maud Petit à la tête de Covéa
C’est un passage de relais mais pas vraiment un départ. Si Thierry Derez ne prévoit pas de jouer les prolongations à la direction générale de Covéa, il ne quitte pas pour autant les instances du groupe mutualiste qui réunit les marques MMA, GMF et Maaf.
Après 17 ans de règne et alors qu’il atteindra dans deux ans l’âge limite de 70 ans fixé par les statuts du groupe, Thierry Derez a fait le choix de céder sa place à sa numéro deux, Maud Petit. Celle-ci deviendra donc directrice générale de Covéa de manière effective à compter du 1er juillet prochain. Elle conservera par ailleurs son mandat de directrice générale de Covéa Coopération.
Active au sein du groupe depuis 17 ans également, Maud Petit connait parfaitement les rouages du groupe. Elle s’est notamment illustrée en tant que directrice générale déléguée en charge des finances du groupe avant de devenir directrice générale déléguée de Covéa puis de Covéa Coopération et d’être nommée directrice générale adjointe.
De son côté, Thierry Derez ne quitte pas la maison pour autant et devient président du conseil d’administration de Covéa. Il remplacera Michel Gougnard qui assurait ces fonctions depuis trois ans et se voit relégué au rang de vice-président.
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Le pari de la continuité
Un tel jeu de chaises musicales est rendu possible grâce à la dissociation des fonctions de président et de directeur général opérée en 2022 à la demande de l’autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) avant le rachat du réassureur Partner Re.
Thierry Derez a longtemps été seul maître à bord, cumulant les fonctions de PDG de la Sgam Covéa et de Covéa Coopération. Au point que d’aucuns imaginaient difficilement qu’il laisse un jour les rênes du groupe à quiconque. Toutefois après quelques turbulences de gouvernance et les départs remarqués, de Paul Esmein d’abord puis, neuf mois plus tard, de Sylvestre Frézal, Maud Petit faisait figure de dauphine. La voilà donc officiellement couronnée.
Si les changements de directions peuvent être l’occasion de faire entrer du sang neuf au sein des organisations, Covéa, qui s’est laissé un an de plus pour définir sa nouvelle feuille de route stratégique, fait au contraire le choix de la continuité et de la sécurité plutôt que du renouvellement. L’avenir dira s’il s’agit d’un pari gagnant. A fin 2024, le groupe affichait un résultat net part du groupe en repli de 300 millions d’euros à 1,2 milliard d’euros et un ratio de solvabilité en baisse de neuf points de pourcentage à 191%.
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