Coupables idéales, les banques sont pourtant loin d’enregistrer des bénéfices exorbitants. Et la hausse des taux d’intérêt, qui devrait leur profiter à moyen terme, pourrait bien être contrebalancée par la dégradation de l’environnement économique.
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Alexandre Garabedian
Alexandre Garabedian, directeur de la rédaction de L’Agefi.
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C’est le privilège des boucs émissaires : payer une taxe sur les profits exceptionnels alors qu’on dégage seulement des bénéfices ordinaires. Madrid a décidé, au cœur de l’été, de soulager ses banques de quelques milliards d’euros de résultat au nom de la lutte contre la vie chère. L’annonce du gouvernement socialiste espagnol a été saluée comme il se doit de ce côté des Pyrénées par Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste – dont on a vérifié à cette occasion qu’il lisait L’Agefi. Ici comme là-bas, rien de plus tentant en effet que d’aller ponctionner un système financier accusé de faire les poches du consommateur.
2022 n’aura pourtant rien d’une année de profits exceptionnels pour le secteur, à la différence de la précédente. On n’y trouve pas d’avatar de CMA-CGM ou de TotalEnergies, qui n’aurait qu’à se baisser pour ramasser les hausses de tarifs. Comme toutes les industries, la banque connaît une inflation du prix des matières premières, en l’occurrence le loyer de l’argent. A long terme, la hausse des taux sera bénéficiaire aux prêteurs, qui n’ont eu de cesse de dénoncer depuis des années l’exception européenne des taux négatifs. A court terme, l’effet favorable est beaucoup moins certain. Il faut plusieurs mois aux établissements de crédit pour répercuter auprès des emprunteurs à taux fixe le renchérissement de leurs coûts de financement.
Profiteurs de guerre ?
En France, la plupart des prêts immobiliers accordés au deuxième trimestre l’auront ainsi été à perte, puisque leur taux moyen reflète encore à peine la flambée des taux de marché. Les dépôts à vue, non rémunérés, offrent certes une base appréciable pour les activités de transformation des banques, mais dans les limites d’une spécificité tricolore, celle de l’omniprésente épargne réglementée. Dès le 1er août, le Livret A et ses semblables verseront une rémunération supérieure à ce que l’Etat paie aujourd’hui pour emprunter à 10 ans. Ils siphonneront logiquement une part des dépôts des ménages. Le phénomène devrait s’accentuer en 2023, pour un surcoût estimé à plusieurs milliards d’euros, toutes choses égales par ailleurs.
Dans le même temps, l’horizon macroéconomique des banques s’est singulièrement assombri. Le coup d’arrêt à la croissance, voire une probable récession, la crise politique en Italie – où BNP Paribas et le Crédit Agricole sont très présents –, le resserrement des conditions financières annoncent un ralentissement de l’activité de prêt et une remontée du coût du risque. Quant au plongeon des fusions et des introductions en Bourse, provoqué par les turbulences de marché du premier semestre, il se lit déjà dans les comptes des ténors de Wall Street. Les banques, profiteurs de guerre, vraiment ? Leurs piètres performances boursières en 2022 disent tout le contraire, et à juste raison.
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