Swiss Re anticipe un rebond du marché de l’assurance, porté par les pays émergents
Les marchés émergents devraient continuer à tirer le secteur de l’assurance. Pour les produits vie, les primes devraient croître de 4% après inflation en 2014 et 2015, contre une hausse de 2,9% après inflation en 2013, prédit le réassureur Swiss Re dans son étude annuelle parue hier. Dans les pays émergents, la croissance devrait rester soutenue, à 6% environ (+6,2% cette année). Dans les économies mûres, elle devrait stagner après une hausse modérée de 2,3%. Sur le segment de la réassurance des contrats vie, le marché britannique devrait continuer à souffrir tandis que les Etats-Unis vont s’enfoncer encore, sous le poids de contraintes réglementaires locales.
En assurance dommages, le réassureur suisse prédit un léger rebond des économies mûres où le total des primes devrait progresser de 2,5% contre +1,4% cette année, grâce à une amélioration du contexte économique global. Les pays en voie de développement devraient poursuivre leur équipement en couvertures dommages : les primes devraient croître de 8% environ, après +7,8% cette année, portées par l’Afrique et l’Asie. La réassurance profitera du regain de dynamisme de l’assurance dommages, mais avec un léger décalage, indique Swiss Re. Le groupe basé à Zurich estime aussi que le typhon Haiyan qui vient de s’abattre sur les Philippines générera peu de pertes, en raison du faible taux de couverture de la population.
L’étude souligne aussi le poids croissant du marché des obligations catastrophe. Destinées à externaliser le coût des dégâts causés par les catastrophes naturelles, elles atteignent cette année leur plus haut niveau, avec un encours total de 19,2 milliards de dollars (14,1 milliards d’euros). 6,4 milliards de dollars d’obligations ont été émises depuis janvier, soit le plus haut niveau atteint depuis le record de 2007 (8,2 milliards de dollars), pointe Swiss Re. La demande des investisseurs reste supérieure à l’offre, entraînant une nouvelle baisse des spreads. Ils reculent de 40% d’une année sur l’autre pour les émissions relatives aux Etats-Unis. Ces dernières continuent de dominer le marché en raison de faibles barrières à l’entrée et de marges qui restent relativement élevées.
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