Suravenir veut rendre son activité encore plus indépendante du groupe Crédit Mutuel

A l’horizon 2015, grâce à une offre plus complète, la filiale de la banque souhaite réaliser 30 % de ses revenus avec une clientèle externe au groupe
Virginie Deneuville

Suravenir poursuit ses efforts de conquête de clientèle externe. La filiale d’assurances de personnes du Crédit Mutuel Arkéa entend «porter la part de son chiffre d’affaires hors groupe à 30% à horizon 2015», indique Humbert de Fresnoye, président du directoire. En 2010, Suravenir a généré 23% de ses revenus dans l’assurance vie, qui représente plus de 90% de son activité, via une clientèle externe au groupe.

Suravenir mise pour ce faire sur le développement de sa clientèle de conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI), au nombre de 600 actuellement. «Nous allons proposer une offre, auparavant centrée autour de l’assurance-vie, plus complète, souligne le président. Nous souhaitons accroître notre réseau d’une centaine de CGPI par an. Il s’agit d’un marché rentable, les CGPI étant plus investis en produits à plus forte marge comme les unités de compte».

La filiale du Crédit Mutuel met également l’accent sur le développement de nouveaux partenariats avec des courtiers de crédit et sur le marché de l’épargne retraite entreprise. «L’idée est de développer les relations avec les filiales et pôles du Crédit Mutuel, notamment la banque commerciale», appuie Humbert de Fresnoye.

Sur 2011, Suravenir prévoit un chiffre d’affaires «au même niveau que celui de 2010», qui s’est établi à 2,6 milliards d’euros, en hausse de 6%. Alors que le résultat net a atteint l’an passé un niveau historique de 100 millions d’euros, soit une progression de 11% sur un an, «le bénéfice devrait atteindre 117 millions d’euros cette année», ajoute le président.

Sur les premiers mois de l’année, «nous respectons notre plan de marche», indique Humbert de Fresnoye. A l’image des autres assureurs français, Suravenir enregistre un recul de sa collecte dans l’assurance vie, de 12 à 13% en net et de 40 à 50% en brut. «Nous avions anticipé un recul, lié, je pense, aux incertitudes fiscales», estime Humbert de Fresnoye. Ce dernier n’a cependant observé aucun transfert de l’assurance-vie vers d’autres produits d’épargne, en déduisant dès lors un flux vers l’immobilier.

Sur 2010, le chiffre d’affaires en assurance vie a progressé de 4% à 2,4 milliards, tandis que la prévoyance individuelle et emprunteur a crû de 100 à 200 millions d’euros. «L’objectif est, à terme, d’arriver à un équilibre entre ces deux activités», précise Humbert de Fresnoye.

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