Suravenir intensifie sa politique en faveur des mandats d’arbitrage
La compagnie, qui a reçu 200 millions de fonds propres de sa maison-mère fin 2019, livre ses anticipations dans un contexte de taux bas.
Publié le
Sylvie Guyony
Suravenir avait inquiété en recevant 200 millions d’euros de fonds propres du Crédit Mutuel Arkéa, le semestre dernier.
-
Photo Arkéa.
Bernard Le Bras, président du directoire de Suravenir, insiste sur la bonne santé de sa compagnie, avançant un résultat d’exploitation qui serait «supérieur à 170 millions d’euros» pour 2019, «le plus haut de son histoire». Suravenir avait pourtant agité le secteur de l’assurance vie au semestre dernier, recevant 200 millions d’euros de fonds propres de sa maison mère, le Crédit Mutuel Arkéa, pour améliorer son taux de couverture du SCR (capital de solvabilité requis, ndlr) après que le rendement des emprunts d'État à 10 ans avait atteint un plus-bas, à -0,42% le 28 août. Ne parlez pas de «recapitalisation» à Bernard Le Bras : il estime le terme «impropre» (lire L’Agefi Hebdo du 7 novembre 2019).
Suravenir a toutefois pris les mesures qui s’imposent dans le contexte de taux actuel et de réglementation Solvabilité 2. La première, bien sûr, est de davantage orienter les clients vers les unités de compte (UC). Elle se traduit déjà dans la fourchette de taux servis selon les contrats : de 2,80% à 0,70% (pour les contrats monosupports fermés). S’y ajoute une contrainte forte de 30% d’UC pour tout versement : «Chez nous, le minimum d’UC s’applique à tous les contrats», insiste Bernard Le Bras. Mais surtout, Suravenir pousse les contrats multisupports thématiques. Si, pour la banque, la compagnie a élaboré une gamme type selon les profils de risques, elle compte aujourd’hui dix contrats thématiques.
Cette politique très claire en faveur des mandats d’arbitrage, de sorte que le client donne les clés de son contrat au gérant d’actifs, repose sur trois nouveaux thèmes «Conviction» commercialisés cette année : Immobilier, construit par Primonial Reim, Développement durable, avec Federal Finance (groupe Crédit Mutuel Arkéa également) et Pays émergents, avec Yomoni Asset Management. Accessibles dès 300 euros, Conviction Immobilier connaîtrait déjà un beau succès avec ses 80% d’UC (contre 70% sur Développement durable et 100% sur Pays émergents), complétés par le fonds en euros Actif Général de Suravenir, «parce qu’il peut toujours y avoir un problème sur les UC», lâche le président du directoire.
Si elle ne fait pas d’Eurocroissance, Suravenir propose par ailleurs deux Plans d’Epargne Retraite individuels (Pertinence et Projection Retraite) et prendra sa part dans le financement de l’économie, sujet de fonds pour l’Etat.
L’investissement dans la dette privée fait toujours sens, selon la conviction du directeur des investissements du groupe Matmut, mais il convient d’être prudent sur le type de risque pris.
Face à un détournement de l'objet, accentué par des tensions autour de la liquidité, les autorités poussent les autres FIA à se transformer ou à s’aligner sur des standards plus exigeants pour rester éligibles aux produits d’épargne grand public.
Dopé par une épargne abondante et des rendements redevenus compétitifs, le secteur capte une collecte nette de près de 20 milliards d’euros au premier trimestre 2026. En parallèle, le PER entre dans une phase de normalisation.
Un document de travail, dont le leader de Place publique s’est démarqué, avant sa révélation par Politico, suggère de désinvestir les classes populaires et les banlieues pour se concentrer sur un électorat « cible » en vue de la présidentielle de 2027 : des urbains, diplômés et aisés, jugés plus réceptifs à une offre sociale-démocrate
Guerre commerciale, IA et statut de Taïwan... Les sujets de discorde entre les deux dirigeants ne manquent pas, alors que l’ombre du conflit iranien plane sur leur rencontre
Attention collector ! Swatch et Audemars Piguet s'associent pour la Royal Pop, une collection de huit montres de poche en biocéramique inspirée de l'iconique Royal Oak, disponible dès le 16 mai en boutique.