« Sur la forme, nous cherchons un ‘effet Waouh !’ »
Pierre-Marie Chamouard, chef de projet formation à la Caisse d’épargne Ile-de France
Comment vous êtes-vous saisi de l’obligation de formation de la directive crédit immobilier (DCI) ?
Nous voulions que cette formation réglementaire de sept heures soit dynamique, mobilisatrice et s’ouvre sur des aspects opérationnels liés à notre métier. En 2017, nous avons fait le choix d’un programme 100 % distanciel pour nos quelque 2.100 collaborateurs concernés (sur environ 5.000). La formation intègre des Moocs, des fiches techniques, de la vidéo et de la « gamification », qui participe à l’ancrage mémoriel. Elle a été organisée en seize chapitres sur six mois, et cadencées par des quizz, en début, milieu et fin de parcours pour évaluer les connaissances. Nous avions fixé le niveau de validation à 70 % de bonnes réponses.
Comment maintenez-vous l’intérêt pour cette formation récurrente ?
Par la variété des véhicules pédagogiques. Sur la forme, nous cherchons un « effet Waouh ! ». C’est un projet que nous menons en mode agile, avec une équipe formée d’opérationnels et de membres des directions du crédit immobilier, de la conformité, de l’animation commerciale, en synergie avec notre partenaire de formation Bizness. En 2018, nous avons opté pour un format présentiel en organisant des ateliers de 50 personnes réparties autour de cinq ou six tables avec tablettes, outil interactif de feedback (Klaxoon) et challenges. A l’issue de la formation, les participants étaient plus de 85 % à avoir réussi le quizz, contre 70 % l’année précédente.
Qu’en est-il du contenu ?
Pour une bonne part, il s’agit de « figures imposées ». Mais on peut contextualiser certains contenus, les adapter à notre actualité et à nos processus. Ce qui compte, c’est de les intégrer à l’activité professionnelle. In fine, il s’agit d’apporter de la qualité à nos clients.
Plus d'articles du même thème
-
Gift City fait une tournée auprès des financiers européens
BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, Société Générale et Natixis. Quatre banques françaises sont déjà implantées dans cette place financière indienne, destinée à accueillir aussi assureurs et réassureurs, fonds et fintechs grâce à un cadre réglementaire et fiscal attractif. -
« Nous ne reprendrons pas d'exposition à la France vu le contexte »
Joëlle Harb, directrice de la gestion obligataire chez Amplegest -
L’Eurogroupe s’inquiète à nouveau pour la zone euro
L’Eurogroupe réuni vendredi à Dublin a débattu des inquiétudes actuelles autour du choc énergétique et de la hausse des taux. Ainsi que de l’urgence d’améliorer la compétitivité et la productivité, dont l’Union des marchés de capitaux. Son président a aussi appelé à relancer l’Union bancaire.
ETF à la Une
Les particuliers français propulsent la collecte des ETF européens vers un nouveau record
- Axa place la conquête au coeur de son nouveau plan stratégique
- La Société Générale mise sur une meilleure éducation financière des femmes
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Axa veut passer à l’échelle dans l’IA
- En plein défi réglementaire, Revolut fait face à une cyberattaque
Contenu de nos partenaires
-
France Inter : Charles Sapin renonce à y intervenir à la suite de la suppression de son édito par la direction
Directeur adjoint de la rédaction de « Valeurs actuelles », Charles Sapin a indiqué qu’une séquence de débat était envisagé suite à la suppression de son édito sur France Inter, sous pression des grévistes et syndicalistes. Il a refusé l’offre -
Arabie saoudite : des flammes et de la fumée noire visibles près de l'aéroport de Riyad
Des flammes et de la fumée noire s’élevaient dans les environs de l’aéroport international de Riyad, samedi 19 septembre. D’après Flightradar24, de nombreux vols sont annulés ou retardés. Deux fortes explosions ont eu lieu dans la nuit, après une alerte des autorités prévenant d’une « menace aérienne hostile » -
La stratégie du gouvernement pour faire avaler son budget
Montrer aux marchés que la France agit, aux Français que tout le monde doit faire des efforts, aux oppositions qu'elles n'ont pas intérêt à bloquer ce budget : le Premier ministre cherche à relever ce triple défi