Standard Chartered tire encore profit de son exposition asiatique
Standard Chartered rayonne. La banque britannique, essentiellement présente en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique, a publié hier au titre de 2012 un dixième exercice consécutif de hausse de l’activité, des résultats et du dividende (+10,5% pour ce dernier). Et StanChart affiche sa confiance pour l’avenir, sur la foi d’une tendance favorable d’activité en ce début d’exercice et d’un ratio core tier 1 de 11,7% à fin 2012. La banque a pourtant écopé en 2012 d’une amende de 667 millions de dollars de la part des autorités américaines, en échange de l’abandon de poursuites concernant la violation de sanctions imposées à l’Iran.
Les revenus ont progressé en 2012 de 8% à 19,07 milliards de dollars (Credit Suisse misant sur +5% en 2013). Une croissance assise sur une forte diversification géographique, 26 pays contribuant à l’activité pour plus de 100 millions de dollars l’an dernier. StanChart se targue certes d’une présence «au sein de beaucoup d’économies parmi les plus dynamiques au monde». Autant de «moteurs de croissance» pour le groupe selon son président John Peace.
L’activité en Chine continentale, notamment, a pour la première fois dépassé le milliard de dollars. Et si Hong Kong et Singapour constituent encore ensemble 38% du résultat imposable, Standard Chartered se place toujours davantage au service des opérations transfrontalières de ses clients, en Asie-Pacifique particulièrement, sur fond des mesures de libéralisation du renminbi engagées par Pékin, avec par exemple l’ouverture récente de bureaux de représentation en Mongolie et en Birmanie. L’Afrique ne démérite pas, avec des revenus en hausse de 15% à 1,6 milliard, passant par une croissance à deux chiffres dans dix pays.
Les charges d’exploitation ont en parallèle progressé de 10% à 10,90 milliards, tenant compte du recrutement de 2.200 salariés (à plus de 89.000). Soulignant sa prudence en matière de gestion des risques, la banque a concédé une hausse «en ligne avec les attentes» de 34% à 1,22 milliard des provisions pour créances douteuses. Le bénéfice imposable a ainsi progressé de 1% à 6,88 milliards de dollars. Bémol, ce résultat se replie de 2% en banque de gros à 5,1 milliards, alors qu’il est en hausse de 8% à 1,8 milliard côté particuliers. Des résultats conformes aux prévisions et bien plus encourageants que ceux de HSBC, selon Credit Suisse.
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