Siaci Saint Honoré structure un pôle de conseil en protection sociale
Après s’être renforcé à l’étranger en ouvrant un bureau en Thaïlande fin 2012 et en acquérant le suisse Unirisc en mai dernier, le courtier en assurances Siaci Saint Honoré poursuit sa diversification, en termes de métiers cette fois. Il vient de créer un pôle de conseil en protection sociale, baptisé Stratégie RH et Rémunération. Celui-ci couvrira trois domaines: la rémunération, la transition emploi-retraite et la santé au travail.
Le groupe développait de telles prestations depuis trois ans au cas par cas, sans approche systématique. «Courtier en assurance, Siaci Saint Honoré dispose d’un nombre très important de données sur ses clients et jouit d’une connaissance très granulaire de l’ensemble de leurs risques, contrairement aux cabinets de conseils classiques», indique Thierry Vachier, directeur exécutif des activités protection sociales, stratégie RH et rémunération. Plutôt que de nouer des partenariats, le groupe a choisi d’intégrer son offre. Sans pour autant créer de structure juridique propre. «Nous créerons peut-être une marque, mais nous souhaitons conserver une vision globale», ajoute le dirigeant.
Constitué d’une équipe de dix personnes (modeste par rapport aux 1.430 collaborateurs de Siaci Saint Honoré), le pôle conseil s’adressera en priorité aux clients existants du courtier. Au moment de la constitution du pôle, les activités de conseil exercées en ordre dispersé généraient un million d’euros de chiffre d’affaires. L’ambition est de le porter à 4 millions dans cinq ans. A titre de comparaison, les revenus du groupe ont atteint 222 millions d’euros en 2012.
«Notre choix a été conforté par l’évolution du marché. La réglementation pousse à la généralisation de la prévoyance et l’on assiste à une prise de conscience accrue des sujets de santé au travail. Les entreprises avancent également dans leur réflexion sur les questions de rémunération ou les retraites chapeaux – et dans ce domaine elles entendent mener une réflexion internationale», explique Thierry Vachier.
C’est un élément de plus dans la stratégie nécessaire de diversification du groupe. «Le chiffre d’affaires progresse en assurance de personnes alors qu’il stagne en IARD, où il y a simplement moins de primes à assurer du fait du ralentissement économique», précise le dirigeant. Prochain objectif: réaliser une acquisition au Brésil, marché dominé par les acteurs publics, au besoin avec l’aide de son actionnaire (à 26%) Jardine Lloyd Thomson.
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