Scor tisse sa toile mondiale en restant à l’affût d’opportunités
A en croire l’avis des agences de notation, Scor pourrait bien sortir plus fort de la crise. La publication hier des résultats annuels du réassureur est à ce titre encourageante, à quelques mois de la présentation en septembre prochain d’un nouveau plan stratégique triennal. Scor a souligné que «les agences n’ont cessé de relever leurs notations tout au long de la crise», le PDG Denis Kessler ne manquant pas de rappeler les actions positives en ce sens en 2012 de la part des quatre agences qui suivent le groupe (S&P, Moody’s, Fitch et AM Best). Juste reconnaissance aux yeux du dirigeant, dans un «environnement économique et financier toujours difficile», de «la qualité des résultats de Scor en matière de rentabilité, de solvabilité et de croissance».
L’an passé, les primes brutes émises ont progressé de 25,2% à 9,51 milliards d’euros (+10,8% pro forma). Le plan actuel vise un volume de 10 milliards cette année. Soutenues par l’intégration de Transamerica Re à l’été 2011, les primes en réassurance-vie (Scor Global Life) sont en hausse de 34,4%, dépassant à 4,86 milliards celles engrangées en non-vie (Scor Global P&C, +16,8% à 4,65 milliards). Surtout, Scor met en exergue la diversification croissante de son activité, l’Europe y contribuant en 2012 à hauteur de 42%, 20 points de moins qu’en 2007. En parallèle, le continent américain est passé de 25 à 39% et le reste du monde de 13 à 19%.
Pourtant, de l’aveu même de Denis Kessler, qui se targue d’une croissance «tout à fait spectaculaire» dans l’activité dommage en Asie, «Scor est encore perçu comme un groupe très fortement européen.» Et deux jours après l’annonce du rachat d’un important portefeuille auprès de BBVA Seguros en Espagne, le PDG a confirmé l’exigence de critères d’acquisitions «extrêmement stricts». Scor a tout de même annoncé avoir mis en place une équipe dédiée à ce type de transactions face au vivier d’opportunités constituées par le souhait des assureurs de renforcer la solidité de leur bilan.
Avec un ratio combiné net de 94,7% chez Scor Global P&C (contre 95,4% en 2011), et un impact de l’ouragan Sandy limité à 137 millions d’euros, le résultat net du groupe a progressé en 2012 de 26,7% à 418 millions (+13,6% pro forma). Le ratio d’endettement fin 2012 à 19,9% se situe «dans la fourchette basse» du plan en cours, et le dividende unitaire proposé passe de 1,10 à 1,20 euro.
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