Santander abaisse ses objectifs au Royaume-Uni
La banque espagnole Santander adopte la prudence face aux incertitudes liées au Brexit. Alors que le marché britannique a représenté 20% de ses profits sous-jacents au premier semestre, la troisième capitalisation boursière bancaire de l’UE a réduit sa cible de rentabilité à horizon 2018 au Royaume-Uni.
La banque espagnole espère désormais que le rendement des fonds propres tangibles (RoTE) de Santander UK se situera en 8% et 10%, alors qu’elle tablait en septembre 2015 dans son nouveau plan stratégique sur un niveau de 12% à 14%. Santander a par ailleurs relevé sa prévision concernant la part des prêts non performants dans ses encours de 1,5% à 2%. Le coefficient d’exploitation se situera dans une fourchette de 50% à 52%, contre moins de 50% initialement estimé.
Plus d'articles du même thème
-
Les banques gèrent tranquillement leurs anciennes dettes subordonnées
L’Autorité bancaire européenne (EBA) a considéré fin février qu’elle avait mené à bien sa mission d’accompagnement et de suivi de l’extinction des dettes subordonnées historiques («legacy»), émises avant 2013 et Bâle 3. De quoi permettre aux établissements de crédit de conserver quelque peu les rares titres aux coupons encore avantageux pour eux. -
BNP Paribas AM resserre les lignes métiers après l'intégration d’Axa IM
La société de gestion de BNP Paribas a dévoilé sa nouvelle organisation ce mardi 22 septembre. -
La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
Dans le nouveau plan stratégique, la réduction des coûts reste un mantra, et toutes les activités sont appelées à la performance et à la discipline. Mais surtout, le groupe annonce l’unification de ses banques universelles avec un management unique pour le réseau d’agences, la banque en ligne, l’assurance et la gestion privée.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Les banques ne seront pas désintermédiées, elles seront tokenisées
- La Fed sort de l'ambiguïté en remontant ses taux
Contenu de nos partenaires
-
Sous-titresDonald Trump et l'ONU : la stratégie de l'amour-haine
Malgré sa rhétorique anti-multilatéraliste et ses coupes budgétaires, le président n'a pas encore tiré un trait sur les Nations unies -
Gestion de criseCarburants : le goutte-à-goutte de Lecornu
Le Premier ministre s'en tient à la stratégie éprouvée depuis mars malgré la pression. Mais l'argument de la dette qui empêche un geste plus large tiendra-t-il longtemps ? La décision de l'Allemagne de baisser ses taxes isole la France -
La Fabrique de l'OpinionLéon XIV en France : « Le plus important n’est pas que le pape soit admiré, mais qu’il soit écouté »
Le voyage du pape en France, qui s'annonce hors normes en termes d'affluence, intervient en pleine campagne présidentielle, et peu après la légalisation de l'aide à mourir, à laquelle l'Eglise est profondément opposée. Mgr Matthieu Rougé décrypte les enjeux et les attentes qui entourent cette visite.