Rivé à sa feuille de route, Scor conjugue croissance et rentabilité
Fort de son statut de réassureur «tier 1», Scor poursuit sa marche en avant. Solidement campé sur ses deux piliers commerciaux dommages et vie, le réassureur basé en France a vu son volume de primes brutes émises progresser de 17% (5,1% à taux de change constants) au premier trimestre, période marquée par l’annonce de l’arrivée en tant qu’actionnaire passif du groupe nippon Sompo Japan Nipponkoa.
En dommages, Scor Global P&C affiche 1,39 milliard d’euros de primes brutes émises (+16,3%) et un ratio combiné net de 89,1% (+20 points de base sur un an). Le réassureur a bénéficié d’une faible sinistralité en matière de catastrophes naturelles, «la tempête Niklaus étant le seul événement notable du trimestre, avec un impact de 20 millions d’euros, principalement en Allemagne», souligne le groupe. Le coût du crash du vol 9525 de la Germanwings, survenu fin mars, devrait être inférieur à 10 millions d’euros, a précisé mercredi le PDG Denis Kessler lors d’une téléconférence avec les journalistes.
Sur la partie vie, la croissance de Scor Global Life a également été au rendez-vous. Les primes brutes émises totalisent 1,72 milliard d’euros (+17,7%) et la marge technique ressort à 7,2% (-10 pb sur un an). Le réassureur, qui développe sa présence sur les marchés de la longévité (au Royaume-Uni et au Canada notamment) et des solutions financières, précisera lors d’une journée investisseurs en septembre l’impact de cette orientation sur sa marge technique en vie. Certains de ces contrats peuvent en effet dégrader la rentabilité technique de l’activité tout en améliorant le rendement des fonds propres (RoE).
A l’actif, dans un environnement de taux au plus bas, Scor Global Investments a engrangé 73 millions d’euros de plus-values sur la période, principalement grâce au portefeuille d’actions. Le rendement des actifs gagne 90 pb sur un an et s’établit à 3,5%. Au bout du compte, le résultat net du groupe atteint 175 millions d’euros sur les trois premiers mois de l’année (+30%), le RoE annualisé culmine à 12,1% (+90 pb) et le ratio de solvabilité (tel que défini par le modèle interne 2014) s’élève à 224%.
Dans ces conditions, Scor estime être en mesure d’atteindre les objectifs de son plan triennal «Optimal Dynamics» qui arrivera à son terme mi-2016.
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