RBS s’invite au prometteur bal chinois des émissions de titres
Royal Bank of Scotland veut sa part du gâteau des commissions d’émissions de titres en Chine. La banque a annoncé le lancement d’une coentreprise, Huaying Securities, dont son partenaire local Guolian Securities détiendra les deux tiers conformément à la limite réglementaire.
RBS n’est certes pas seule en course, loin s’en faut, même si elle est la première britannique à avancer ses pions. En janvier dernier notamment, le régulateur a approuvé la création de coentreprises similaires par JPMorgan ou Morgan Stanley. Et HSBC ne fait pas mystère de ses ambitions tandis que Citigroup pourrait concrétiser un accord ce mois-ci.
Le terrain à conquérir reste vaste. En 2010, les banques occidentales sont restées discrètes sur le marché des introductions en Bourse, qui a atteint un record mondial de 72 milliards de dollars de capitaux levés selon Dealogic. Les concurrentes chinoises comme Ping An Securities ou Guosen Securities ont particulièrement dominé le marché par le biais des mandats accordés par des petites et moyennes entreprises qui se sont ruées sur le nouveau marché Chinext. C’est sur ce marché spécialisé que porteront les premiers efforts de Huaying Securities.
John McCormick, le président de RBS pour la zone Asie-Pacifique, a tout de même confié sa satisfaction de pouvoir désormais «participer activement à l’ouverture du marché des titres chinois». De son côté, le président du partenaire Guolian, Lei Jianhui, compte s’appuyer sur l’expertise de RBS en termes d’émissions obligataires.
Après l’expérience, soldée en 2009, de l’incursion au capital de Bank of China, RBS a en revanche répété ne pas souhaiter faire son retour en banque de détail en Chine.
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