RBS échoue aux stress tests, devra renforcer ses fonds propres
Royal Bank Scotland devra renforcer ses fonds propres, ayant échoué à des tests de résistance pratiqués sur sept établissements britanniques, a déclaré la Banque d’Angleterre (BoE) mercredi matin. Après l’annonce de cet échec, l’action RBS perdait 2,18% à l’ouverture.
Ce troisième examen pratiqué par la banque centrale depuis la crise financière de 2007-2009 était le plus difficile, reposant sur des hypothèses de choc financier à la fois en interne et en externe. Barclays, qui n’a pas intégralement réussi ces tests, n’aura pas à soumettre de projet de levée de fonds parce qu’elle a déjà annoncé des mesures en ce sens, explique le Comité de politique financière (FPC) de la BoE, ajoutant qu’il en est de même pour Standard Chartered, qui a déjà des mesures en cours. HSBC, Lloyds Banking Group, Nationwide et Santander UK ont réussi les tests.
RBS a annoncé qu’elle prendrait des mesures à l’issue de ces tests, consistant en la vente de créances, en des réductions des coûts et d’actifs, et ajouté qu’il faudrait peut-être qu’elle aille au-delà pour combler son déficit de fonds propres. Le nouveau plan de capital de RBS a déjà été approuvé par l’Autorité de régulation prudentielle de la BoE, a précisé l’institut d'émission.
La BoE estime que, plus généralement, le niveau de capital du secteur bancaire britannique est satisfaisant, représentant l'équivalent de 13,5% des actifs pondérés du risque et le fait que RBS, Barclays doivent renforcer leurs fonds propres ne remet pas en cause ce constat d’ensemble.
La Banque d’Angleterre mettra en place l’an prochain une seconde batterie de tests en sus de son examen de santé du secteur bancaire devenu annuel. Ces nouveaux tests couvriront une période de sept ans, au lieu des cinq années des tests habituels, et examineront les possibilités d’"entraves graves» à la rentabilité.
Il se pourrait que les banques doivent modifier leur «business model» dans un contexte de taux d’intérêt ultra-bas appelé à durer et d’incertitude quant aux relations de la Grande-Bretagne avec l’Union européenne (UE) une fois qu’elle aura quitté cette dernière.
Plus d'articles du même thème
-
Pour ses cinq ans en France, Klarna veut être considérée comme une banque
Le champion du paiement fractionné suédois a une licence bancaire depuis 2017. Il veut convaincre les Français d'utiliser ses produits bancaires présents sur sa super-app rose. -
Nickel lance un compte pour les pros
La banque a vu son développement s’accélérer légèrement sur le marché français, avec l’ouverture de 210.000 comptes au premier trimestre 2026, contre un rythme mensuel à 60.000 précédemment. -
Pour prendre la main sur Delfin, un héritier Del Vecchio envisage de se passer des banques
Leonardo Maria Del Vecchio souhaite racheter les parts de deux de ses frères et sœurs pour monter à 37,5% de la holding familiale italienne actionnaire d’EssilorLuxottica et de Generali. Il se serait rapproché d’Apollo alors que BNP Paribas prendrait ses distances sur le projet.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
- L’assurabilité climatique refait surface dans l’agenda politique
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance–Afrique : la fin du pré carré ?
Lors du sommet Afrique-France « Africa Forward » à Nairobi en mai dernier, le président Macron a affirmé que l’ère du pré carré français en Afrique était terminée, « depuis 2017 c’est fini », s’attribuant en quelque sorte cet état de fait. -
Un train de retardPourquoi les trains et réseau ferré de la SNCF sont peu adaptés aux chaleurs extrêmes
La vague de chaleur qui s’abat sur la France met en lumière l’inadaptation d’une partie du réseau ferré, dont la régénération est au cœur d’une future loi-cadre qui peine à être examinée. -
Tribune libreAnthropic, Starlink... : la souveraineté, c’est la règle, pas le pavillon
Depuis Bodin, la souveraineté désigne moins l’autosuffisance que la capacité de fixer la loi et de la faire respecter