RBS doit encore faire ses preuves avant d’être privatisée
Evoquée pour 2014 lors des résultats annuels, la privatisation de Royal Bank of Scotland (RBS) se précise. «Nous pourrions préparer un prospectus avec le gouvernement pour qu’il puisse commencer à vendre ses parts à partir de mi-2014», a déclaré vendredi Phillip Hampton, président de la banque britannique nationalisée à 81%. Pour autant, il n’y a pas eu de discussions avec les autorités, a précisé le directeur général Stephen Hester, à l’occasion de la présentation des résultats du premier trimestre.
La semaine dernière, la presse anglaise évoquait le souhait du gouvernement de vendre ses parts de RBS avant les élections générales de 2015. Quel que soit le calendrier, la cession devrait s’effectuer en plusieurs tranches. La première pourrait être à perte, a concédé Stephen Hester qui espère malgré tout que les contribuables britanniques rentreront dans leurs frais.
En février, Londres a révisé à la baisse le point mort de ses titres, à 407 pence l’unité. En 2008-2009, ils avaient été acquis à 500 pence en moyenne, pour 45 milliards de livres (53,3 milliards d’euros) au total, à l’occasion du gros sauvetage bancaire européen. Au cours de clôture vendredi (290 pence), la moins-value des contribuables britanniques atteint encore 19 milliards de livres.
Le titre a accusé le 3 mai son plus fort recul depuis 10 mois (-8,9%), après avoir perdu 11% environ depuis le début de l’année, la plus forte baisse du secteur en Grande-Bretagne. Les marchés ont sanctionné les résultats de la banque. Certes, RBS a renoué avec les profits (393 millions de livres) au premier trimestre et battu le consensus, mais son bénéfice opérationnel a baissé de 28%, à 829 millions.
RBS paie la contreperformance de ses activités de marché, en chute de 41% sur un an. «Nous pensons que le cours va rester faible car les perspectives d’activité et les réductions de coûts ne sont pas suffisantes pour compenser le niveau très faible des résultats», tranchent les analystes de Credit Suisse.
RBS est aussi le premier visé par le régulateur britannique qui chiffre à 25 milliards de livres le besoin de fonds propres des établissements du pays. Le rapport parlementaire attendu le mois prochain devra aussi se prononcer sur l’intérêt de séparer les actifs sains du groupe de sa bad bank.
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