Raiffeisen est plus exposée à la Hongrie que ses concurrentes européennes
Parmi les banques étrangères les plus exposées au risque économique hongrois, aujourd’hui croissant, les banques autrichiennes se distinguent, Raiffeisen en tête. Les prêts de la banque à ses clients en Hongrie, qui s’élevaient à 6,3 milliards d’euros à fin 2010, représentaient ainsi 4,6% de ses actifs (136,5 milliards d’euros à fin 2010) et 8% de l’ensemble des prêts clients accordés par le groupe.
Sa compatriote Erste Bank disposait à la même période de 7,8 milliards de prêts accordés à ses clients hongrois, représentant 3,8% de ses actifs (205,9 milliards d’euros) et 5,8% de ses prêts au niveau de l’ensemble du groupe.
Les deux acteurs ont dans ce contexte engagé des mesures. Après avoir réduit fin novembre les prévisions de rentabilité avant impôt de ses fonds propres (de 15%, contre 15-20% initialement), Raiffeisen a annoncé fin décembre prévoir de lever jusqu’à 600 millions d’euros de capitaux en vue de relever son ratio de solvabilité.
Erste Bank a indiqué mi-décembre prévoir une réduction de 400 à 450 postes en Hongrie, soit 15% des effectifs sur le territoire ainsi que la fermeture de 43 agences sur un total de 184. La banque autrichienne avait auparavant annoncé une charge de 200 millions d’euros au troisième trimestre en vue de couvrir ses pertes de change en Hongrie ainsi qu’une provision de 250 millions d’euros afin d’intégrer la dégradation des perspectives nationales.
Parmi les autres banques présentes sur le territoire hongrois, UniCredit, via sa filiale Bank Austria, fait également partie des établissements les plus exposés, mais dans une moindre mesure. Le montant des prêts accordés à ses clients dans la zone Europe de l’Est et Europe centrale s’élevait à fin 2010 à 61,7 milliards d’euros (la Turquie, la Russie , la Croatie et la République tchèque comptant pour 57% de ce montant). Le solde (réparti entre dix pays dont la Hongrie) représentait ainsi 2,8% des actifs d’Unicredit et 4,7% des prêts clients de l’ensemble du groupe.
La banque belge KBC, via sa filiale K&H Bank, affichait pour sa part un portefeuille de prêts dans la banque de détail en Hongrie de 4,1 milliards d’euros, soit 1,2% des actifs du groupe et 2,7% de l’ensemble des prêts octroyés à sa clientèle. Les banques françaises ne sont jamais entrées sur le marché de la banque de détail en Hongrie.
Plus d'articles du même thème
-
Pour trouver l'exposition des entreprises au pétrole, cherchez leurs émissions de CO2
La flambée du cours de l'or noir ne pénalise pas toutes les entreprises de la même manière. Dans cette tribune, Vincent Auriac, président d'Axylia, suggère de s'intéresser à leurs émissions carbone pour trouver leur dépendance au pétrole. -
«Nous ne voyons pas d’effets de second tour susceptibles de justifier des hausses de taux»
Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. -
Roundhill met au point un ETF pour protéger les portefeuilles face à l’IA
Le fonds, à gestion passive, réplique l’indice Akros U.S. Heavy Assets Low Obsolescence, sélectionnant 100 sociétés américaines à forts actifs physiques
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Printemps franco-algérienDZ mafia, coopération judiciaire et Christophe Gleizes au programme de la visite de Gérald Darmanin à Alger
Le garde des Sceaux entend « revenir avec des informations et des noms » de profils dangereux du narcotrafic qui se sont mis à l'abri en Algérie -
Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas, a été tué lors d’une frappe israélienne
Samedi 16 mai, Israël a indiqué avoir tué, vendredi, par une frappe ciblée, Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas et l’un des responsables de l'attaque du 7-Octobre -
L’Iran affirme discuter avec des pays européens pour franchir le détroit d’Ormuz
« Des [pays] Européens ont entamé des négociations avec la marine des gardiens de la révolution » pour traverser le passage, a indiqué la télévision d’État iranienne. Les noms des pays concernés n’a pas été précisé et, pour l’heure, aucun pays européen n’a confirmé cette déclaration de Téhéran