Paris pousse pour finaliser Bâle 3
Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a estimé ce vendredi qu’il est essentiel de parvenir à finaliser le cadre prudentiel bancaire de Bâle 3, tout en ajoutant que la position des Etats-Unis est aujourd’hui « préoccupante ». Le dirigeant, qui a souligné que « le sujet n’est pas de défendre des intérêts corporatistes », s’est opposé à la fixation d’un plancher de fonds propres (output floor) à 75% de l’exigence standard.
« Pour les banques, la priorité est la stabilisation du cadre règlementaire. (…) Il est à cet égard utile de rappeler que, pour l’essentiel, disons à 80 %, Bâle 3 a d’ores et déjà été fait en 2011. Il existe en outre désormais un large consensus sur les approches de mesure des risques. Le principal point qui reste à trancher (…) est celui de la fixation d’une exigence plancher pour les banques utilisant les approches internes », a résumé François Villeroy de Galhau lors d’une conférence de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), dont il assure la présidence.
Concernant le seuil de 75%, le dirigeant a estimé qu’il n’est « pas acceptable » car cela conduirait à ce que « ce plancher, et donc la méthode standard, devienne la contrainte pour la moitié des banques internationales ». Un accord doit donc se faire sur un niveau inférieur qui s’accompagne d’un renforcement du contrôle des modèles internes, à l’image de ce qui est engagé par le Mécanisme de Supervision Unique, l’exercice dit TRIM de revue des modèles ».
La dernière réunion du comité de Bâle, qui s’est tenue mercredi et jeudi en Suède, s’est achevée sans communiqué final. Faisant écho à la publication d’un rapport du Trésor américain, qui évoque une possible remise en cause de deux règles déjà finalisées à Bâle, François Villeroy de Galhau a estimé qu’une « déréglementation unilatérale ne serait qu’un jeu perdant-perdant ». L’intégration d’un éventuel accord sur Bâle 3 dans l’ordre normatif européen devra s’effectuer en demeurant particulièrement attentifs à ce que feront les autres grands pays », a-t-il conclu.
Plus d'articles du même thème
-
La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
Dans le nouveau plan stratégique, la réduction des coûts reste un mantra, et toutes les activités sont appelées à la performance et à la discipline. Mais surtout, le groupe annonce l’unification de ses banques universelles avec un management unique pour le réseau d’agences, la banque en ligne, l’assurance et la gestion privée. -
Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
En marge de la présentation de son plan stratégique, la banque de la Défense a annoncé la nomination de Benoit Grisoni en tant que directeur adjoint des activités de banque de détail en France. Un mouvement qui va dans le sens du rapprochement entre le réseau SG et BoursoBank. -
Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
La banque a présenté son nouveau plan stratégique à horizon 2029. Elle pourrait rendre jusqu'à 21 milliards d'euros à ses actionnaires d'ici là et vise plus de 14 millions de clients pour sa filiale BoursoBank.
ETF à la Une
Les particuliers français propulsent la collecte des ETF européens vers un nouveau record
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Axa place la conquête au coeur de son nouveau plan stratégique
- Les banques ne seront pas désintermédiées, elles seront tokenisées
Contenu de nos partenaires
-
AgismeAu Maroc, des élections législatives sans jeunes
Le pays vote mercredi pour renouveler le Parlement, mais les revendications de la jeunesse exprimées pendant le mouvement Gen Z 212, et rappelées après les événements de Ceuta, sont totalement passées au second plan -
OusteLoyers impayés : le ras-le-bol des propriétaires
Face à la hausse des loyers impayés, certains propriétaires bailleurs paient leurs locataires pour les voir quitter les lieux. Plutôt que de subir de longues procédures judiciaires... -
Les bons comptes...Au procès de Rachida Dati, les confessions d'une eurodéputée intermittente
La maire du 7ᵉ arrondissement et ancienne ministre de la Justice, jugée pour avoir perçu 900 000 euros entre 2010 et 2012 de Renault-Nissan, assure qu'elle était l'avocate du constructeur mais certainement pas eurodéputée-lobbyste