Paris Orléans renoue avec la croissance dans tous ses métiers au premier trimestre
Après avoir souffert dans le conseil au cours de l’exercice 2013-14, clos en mars, Paris Orléans, maison mère du groupe Rothschild, peut s’estimer soulagée au vu du premier trimestre de l’exercice en cours. Ses revenus affichent de fortes hausses dans quasiment toutes ses activités.
«Le premier trimestre a vu la conjugaison d’un bon comportement dans l’ensemble de nos métiers. L’activité dans les fusions-acquisitions et le conseil en primaire actions ont été très soutenus, particulièrement en Europe. Nos activités de merchant banking –capital-investissement et dette privée– ont été portées par de nombreuses plus-values», explique à L’Agefi Olivier Pécoux, directeur général du groupe Rothschild. Le pôle conseil financier (M&A et primaire actions) bondit de 52,7% et atteint 216,2 millions d’euros. En gestion d’actifs (qui comprend la gestion, la banque privée et le merchant banking), ils progressent de 38%, à 114,4 millions. Les autres pôles (fonctions centrales, financement…) s’adjugent 25,6% à 16,7 millions. Les revenus de Paris Orléans atteignent 347,3 millions (+46%).
Au sein du pôle gestion d’actifs, les encours ont progressé de 4% au 30 juin (à 44 milliards d’euros), grâce à un effet marché positif de 900 millions d’euros et une collecte nette de 800 millions. «Notre banque privée a bénéficié au premier trimestre des très bonnes performances enregistrées par nos produits au cours de l’exercice précédent», indique Olivier Pécoux. Mais c’est en merchant banking que la progression a été fulgurante, puisque Paris Orléans fait plus que tripler ses revenus (à 38 millions). Il a en effet enregistré près de 25,7 millions de plus-values nettes, contre 2,8 millions un an plus tôt.
Devant ce succès, les gérants de Rothschild & Cie vont lancer la deuxième génération de Five Arrows Principal Investments (FAPI II), avec un objectif supérieur aux 583 millions du fonds précédent. Pour le fonds de dette senior Oberon II, le groupe anticipe un premier closing en septembre à 200 millions et un closing final de 300 millions en décembre.
Pour les autres activités, le dirigeant est également optimiste: «Les perspectives sont favorables pour les fusions-acquisitions, car le financement d’acquisition est plus accessible et les dirigeants d’entreprises sont plus enclins à mettre en œuvre des stratégies de développement. La lecture ligne à ligne de nos mandats montre que la tendance est positive pour l’activité de fusions-acquisitions de Paris Orléans.»
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