Managing partner 43 ans, université Paris I – Panthéon Sorbonne
Publié le
Chloé Enkaoua
Olivier Vermeulen, managing partner, Paul Hastings Paris
Derrière son allure décontractée, se cache un homme à l’ambition débordante. Olivier Vermeulen, nommé managing partner du bureau de Paris de Paul Hastings en mars, commence d’ailleurs par évoquer en souriant sa « saine amitié de compétition » avec Thomas Margenet-Baudry, rencontré sur les bancs de la faculté et aujourd’hui associé chez Latham & Watkins. Deux camarades qui se sont toujours poussés l’un l’autre à passer à l’étape supérieure.
L’histoire d’Olivier Vermeulen commence en Tunisie, où ce spécialiste des financements d’acquisition et de fonds a suivi sa scolarité et grandi entre ses parents diplomates. C’est en France qu’il entame des études de droit. Après un DEA en droit des affaires à la Sorbonne et un LL.M. (master of law) à Cornell, aux États-Unis, il débute son parcours professionnel en 2000 au sein du cabinet français Moquet Borde & Associés, « à une époque où tout le monde allait chez les Américains ». Après un passage chez White & Case de 2002 à 2005, il pousse ensuite les portes de la firme anglo-saxonne Latham & Watkins. « C’est un cabinet qui m’a véritablement marqué, et aussi formé. J’y ai appris mon métier », affirme celui qui, passé du statut de collaborateur à celui de counsel, garde en tête quelques deals intéressants traités là-bas. A l’instar de la reprise de Groupe du Louvre par Starwood Capital, un dossier fleuve dans lequel Olivier Vermeulen conseillait les prêteurs.
En 2009, le cabinet lui propose de partir ouvrir un bureau à Doha, au Qatar. « Personne ne nous attendait. Ouvrir une pratique en financement sur place et développer une expérience en finance islamique fut une expérience enrichissante », se souvient-il. De retour en France deux ans plus tard, il intègre King & Wood Mallesons SJ Berwin en qualité d’associé. C’est en 2016 qu’il rejoint Paul Hastings en tant qu’associé, responsable du département financement. Un cabinet américain dont les valeurs, l’approche du marché et le mode de fonctionnement l’ont immédiatement séduit. « Je ne voulais pas non plus intégrer un cabinet complètement établi en France, car le côté entrepreneurial m’intéressait, ajoute-t-il. Il est assez agréable d’aller chercher ses propres clients, et le faire en groupe est important. J’ai appris chez Latham & Watkins que la chasse en meute – ‘hunt as a pack’ – est un élément clé de notre métier. » Dans son carnet d’adresses, des fonds et des établissements financiers tels que Goldman Sachs, Astorg, Eurazeo ou encore Tikehau.
Avec fierté, il raconte être parvenu, peu de temps après son arrivée, à mettre en place l’equity bridge, un mécanisme de financement-relais à destination des fonds d’investissement. « Cela se faisait beaucoup dans les pays anglo-saxons mais, en France, on se heurtait à des problématiques juridiques, notamment parce que ce dispositif supposait d’obtenir l’accord individuel de chaque investisseur », explique l’associé. PAI Partners, à l’occasion de son premier financement de fonds, en a notamment bénéficié. En 2017, Olivier Vermeulen devenait vice chair du bureau de Paris. Une responsabilité qui l’a peu à peu familiarisé avec le management, jusqu’à sa récente nomination. « Il y a un côté très flatteur dans ma position. Mais je suis avant tout au service des autres : le cabinet, ses membres. Et mes clients. »
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