Olivier Klein réussit son atterrissage à la tête de la Bred
L’actuel numéro deux de BPCE abandonne ses fonctions de patron du réseau pour diriger la plus grande des Banques Populaires
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Alexandre Garabedian
Il n’y aura pas eu de suspense. Candidat à la direction générale de la Bred depuis plusieurs semaines, comme l’avait révélé L’Agefi, Olivier Klein prendra bien le 28 septembre les rênes de la plus grande des Banques Populaires. Le conseil d’administration de la banque francilienne a approuvé hier sa nomination, en remplacement de Jean-Michel Laty, qui part à la retraite. Reste un dernier obstacle, de pure forme, à franchir: le feu vert du conseil de surveillance de BPCE, qui adoube tous les patrons de Banques Populaires et de Caisses d’Epargne.
Membre du directoire de BPCE depuis 2010 et directeur général en charge de la banque commerciale et de l’assurance, Olivier Klein abandonne donc ces activités pour retourner dans le réseau. Il l’avait déjà pratiqué en présidant la Caisse d’Epargne Ile de France Ouest en 2000, puis celle de Rhône-Alpes en 2007. Son successeur n’est pas encore désigné.
Mais la Bred, qui sort bon an mal an 240 millions d’euros de résultat net, est un animal à part: banque de détail, mais aussi banque de marché et spécialiste du traitement des flux, avec des implantations dans les Dom-Tom. Un profil complet fait pour plaire à Olivier Klein, qui a aussi fait ses armes dans la banque de financement à la BFCE puis chez Natexis. Du fait de cette spécificité, l’établissement a son propre système informatique. «C’est une banque dans la banque», glisse un Ecureuil. Cette autonomie chèrement défendue a son revers: l’Autorité de contrôle prudentiel, dans une décision anonyme, a infligé en décembre 2011 une sanction de 800.000 euros à la banque pour des manquements dans le contrôle interne de sa salle de marché.
La nomination d’Olivier Klein est diversement appréciée alors que d’autres changements se profilent dans la gouvernance de BPCE. Pour certains, «il a été exfiltré» sur fond de tensions sociales accrues dans les réseaux liées à la mise en œuvre d’une nouvelle organisation commerciale, inspirée notamment du système «benchmark» que le TGI de Lyon vient de condamner en première instance.
D’autres soulignent au contraire que François Pérol, le président du directoire de BPCE, n’était pas favorable à son atterrissage à la Bred. Celle-ci pourrait ainsi faire office de base arrière à Olivier Klein en vue de la succession de François Pérol, programmée pour juillet 2013. Avant cela, au printemps, plusieurs présidents de caisses régionales devraient voir leur mandat s’achever.
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