« Nous espérons que la prise en compte plus large de parties prenantes se poursuivra »
Comment la rémunération des banques se compare-t-elle à celle des dirigeants d’autres secteurs au Royaume-Uni ?
Les exigences réglementaires en matière de rémunération des dirigeants de banques ont été considérablement modifiées à la suite de la crise financière. La structure de la rémunération des banques est donc beaucoup plus normative, la rémunération variable étant limitée à deux fois la rémunération fixe et les délais de report étant plus longs. Les autres entreprises britanniques ne sont pas soumises aux mêmes restrictions. Les initiatives prises durant la pandémie de Covid-19 par les patrons de banques sont positives car elles démontrent la prise en compte de parties prenantes plus larges dans l’attribution des rémunérations des cadres dirigeants.
L’examen des rémunérations du management devrait-il éventuellement inclure la question des retraites ?
Le niveau des cotisations de retraite a fait l’objet de consultations avec les entreprises avec lesquelles nous sommes engagées. Lors de la mise à jour du code de gouvernance des entreprises britanniques en 2018, il a été exigé que les cotisations de retraite des cadres soient les mêmes que celles de l’ensemble de la population active. Nous soutenons la démarche faite par l’Investment Association en septembre 2019, consistant à demander aux entreprises de mettre en place un plan crédible pour aligner les cotisations de retraite des directeurs exécutifs en poste sur celles de l’ensemble de la main-d’œuvre.
Cette crise sanitaire pourrait-elle déboucher sur de nouvelles pratiques de rémunérations ?
La rémunération des dirigeants a toujours été au centre des préoccupations. Nous espérons que la prise en compte plus large de parties prenantes comme les actionnaires ou les salariés dans la rémunération des dirigeants se poursuivra à l’avenir. Nous pensons que cela pourrait aider le secteur des entreprises britanniques dans son ensemble, et pas seulement les banques, à sortir de cette crise avec une meilleure réputation.
Plus d'articles du même thème
-
Jerome Powell a su rester droit dans les tempêtes
Son mandat de président de la Fed se termine ce vendredi 15 mai. Il aura fait l’objet de critiques sur son biais plus «accommodant» en 2021. Des critiques cependant plus faciles a posteriori au vu de la complexité des chocs exceptionnels auxquels il a été confronté depuis 2020. Et que le banquier central a réussi à piloter en évitant les récessions. -
Le Japon doit gérer une relance économique sous contrainte démographique
Le rapport de l’OCDE sur l’économie japonaise recommande une politique de modernisation afin de stimuler la croissance et la productivité d’un pays vieillissant et en manque de main-d'œuvre. -
Le chômage atteint un plus haut de cinq ans en France, l'inflation est confirmée à 2,2%
Le taux de chômage a dépassé le seuil des 8% dans l'Hexagone mais demeure loin de son pic de 2015. L'accélération des prix en avril est confirmée.
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Printemps franco-algérienDZ mafia, coopération judiciaire et Christophe Gleizes au programme de la visite de Gérald Darmanin à Alger
Le garde des Sceaux entend « revenir avec des informations et des noms » de profils dangereux du narcotrafic qui se sont mis à l'abri en Algérie -
Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas, a été tué lors d’une frappe israélienne
Samedi 16 mai, Israël a indiqué avoir tué, vendredi, par une frappe ciblée, Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas et l’un des responsables de l'attaque du 7-Octobre -
L’Iran affirme discuter avec des pays européens pour franchir le détroit d’Ormuz
« Des [pays] Européens ont entamé des négociations avec la marine des gardiens de la révolution » pour traverser le passage, a indiqué la télévision d’État iranienne. Les noms des pays concernés n’a pas été précisé et, pour l’heure, aucun pays européen n’a confirmé cette déclaration de Téhéran