« Nous attirons désormais des profils très divers et larges »
Patrick de Villepin, président de la commission d’affacturage de l’Association française des sociétés financières (ASF)
Comment expliquer la croissance continue de l’affacturage ces dernières années ?
Ce dynamisme est d’abord alimenté par les entreprises qui ont besoin de cet oxygène que représente l’affacturage. Celui-ci s’est d’ailleurs imposé en 2016 comme le deuxième mode de financement des crédits court terme derrière le découvert. Les factors ont aussi nourri cette croissance en se développant fortement à l’international. En 2016, 30 % du chiffre d’affaires des acteurs français était réalisé à l’international. Notre industrie a enfin engagé une profonde transformation digitale, en offrant à ses clients des solutions de plus en plus numériques, et en automatisant toute ou partie de ses process internes.
Comment ces évolutions se sont-elles traduites sur le plan RH ?
Par une croissance significative des effectifs dans la plupart des entités. Les gains de productivité liés à l’automatisation ont également permis aux factors d’absorber la croissance exponentielle du nombre de factures achetées, tout en contenant la progression des effectifs dans les métiers de back-office. La croissance a surtout été portée par les métiers de relations clientèle : les factors ont notamment beaucoup recruté afin de renforcer leur force commerciale.
L’affacturage attire-t-il les talents ?
Oui car toutes ces transformations ont changé l’image de notre industrie qui, au début des années 1990, était associée aux petites entreprises en difficulté. Le dynamisme et la modernité des factors séduisent de plus en plus les jeunes diplômés des grandes écoles de commerce, et nous attirons désormais des profils très divers et larges. Des chefs de mission de l’inspection générale des banques font par exemple le choix de nous rejoindre pour découvrir un métier qui se révèle passionnant, car en contact quotidien avec la réalité économique des entreprises.
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