Natixis Assurances prévoit un recul de 4 à 5 % de son activité en vie en 2011
Natixis Assurances prévoit une évolution contrastée de son activité en 2011. Dans l’assurance vie en France, «notre ambition est de réaliser la même performance qu’en 2010, à savoir une évolution du chiffre d’affaires de 0 à 2%», a indiqué Nathalie Broutèle, directeur général du pôle assurance de Natixis. Sur l’ensemble du pôle vie, l’activité devrait reculer de 4 à 5%, en raison d’un effet base défavorable par rapport à 2010, selon la dirigeante.
L’an passé, le chiffre d’affaires en assurance vie a progressé de 28% à 4,5 milliards d’euros, tiré par la clientèle de la banque privée et des CGPI. Alors que l’activité a crû de 9,4% à 3,4 milliards via le réseau Banque Populaire, celle des autres réseaux (Natixis Assurances Partenaires et Natixis Life) est en effet passée de 168 à 832 millions d’euros.
En assurance prévoyance et dommage, «nous prévoyons une croissance de l’ordre de 20%», a relevé Nathalie Broutèle, rappelant que l’objectif était de doubler à horizon 2012 le taux d’équipement des clients en assurance automobile et habitation, actuellement autour de respectivement 8 et 12%.
Sur 2010, l’accent avait été mis sur l’équipement des clients en prévoyance, où le chiffre d’affaires a progressé de 22% à 381 millions d’euros, tandis que l’activité en dommage a crû de 6% à 214 millions d’euros. Natixis Assurances a vu ses revenus globaux croître de 26%, pour atteindre 5,1 milliards d’euros.
A horizon 2012, Natixis Assurances mise sur la croissance organique dans les réseaux Banque Populaire, sur la poursuite du développement de l’offre vers les réseaux de banque privée et CGPI ainsi que sur l’accompagnement du groupe BPCE à l’étranger. Natixis réalise parallèlement depuis quatre ans la refonte de son système d’information, portant notamment sur la mutation des métiers vers le multicanal et l’adaptation des outils de gestion. «Ce projet sera bouclé d’ici à la fin de l’année», a relevé Nathalie Broutèle.
Si Natixis Assurances est «encore fortement orienté vers le réseau Banque Populaire», le pôle travaille avec les Caisses d’Epargne sur l’assurance emprunteur et l’assurance vie haut de gamme via la Banque Privée 1818. La part d’activité avec l’Ecureuil reste pour l’heure limitée, en raison des partenariats exclusifs noués jusqu’en 2015 avec la Maif et la Macif dans le dommage et avec la CNP dans l’assurance vie.
Plus d'articles du même thème
-
« La hausse des bénéfices du S&P 500 devrait surtout compenser des valorisations exigeantes »
François Dossou, directeur de la Gestion Actions Listed Assets chez Sienna. -
Le secteur aérien européen sera contraint de relever à nouveau ses tarifs
La hausse attendue des factures de carburant en 2027 ne pourra être intégralement compensée par de nouvelles économies de coûts. -
«Désescalade géopolitique et rééquilibrage des trajectoires monétaires vont devenir moins défavorables à l’euro»
Corentin Ponton, responsable de prévision à la Direction des études économiques de La Banque Postale.
ETF à la Une
Defiance lance le premier ETF Ucits dédié aux «Sept Magnifiques»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
Think againLa Route du Rhum et les manifestations : la France aux deux horizons
La grande course au large remportée dans la nuit de samedi à dimanche par Tom Laperche célèbre la compétition, le progrès technologique et un domaine d'excellence française. Notre chroniqueur Eric Le Boucher la met en parallèle avec les manifestations de ces dernières semaines -
Bombe socialeEncadrement des loyers : « Investir dans un appartement à Paris est devenu moins rentable que de mettre son argent sur un livret A »
Le logement peine pour l'instant à trouver sa place dans le débat présidentiel. Il représente pourtant plus du tiers des dépenses contraintes. Pour Bertrand Moine, du think tank Génération libre, il est nécessaire de détricoter un certain nombre de normes qui étouffent le secteur immobilier si la France veut créer un choc d'offre et, partant, agir vraiment sur les loyers -
L'heure du choixPrésidentielle : la tentation Christine Lagarde
La présidente de la BCE affirme ne pas vouloir être candidate. Dans les milieux politiques et économiques, certains l'y encouragent pourtant. Elle dispose de quelques semaines pour trancher définitivement