Munich Re se dit en bonne voie pour dépasser ses objectifs de résultats pour 2012
Après les lourdes charges provoquées l’an dernier par le tremblement de terre au Japon, Munich Re relève la tête. Dopé par une hausse des primes, une amélioration des revenus financiers et une baisse des indemnités à verser, le premier réassureur mondial a dégagé au second trimestre un bénéfice net de 808 millions d’euros (+9,8%), soit sensiblement plus que prévu par les analystes qui tablaient sur une moyenne de 696 millions d’euros. Son résultat opérationnel a atteint 1,11 milliard d’euros, en hausse de 16,4%.
Munich Re s’estime en mesure de relever légèrement ses objectifs. «Avec un bénéfice de 1,6 milliard d’euros sur le premier semestre, nous avons réalisé plus de la moitié de notre objectif annuel d’environ 2,5 milliards d’euros. Nous sommes donc en bonne voie pour dépasser légèrement le bénéfice net initialement envisagé», a déclaré le patron de Munich Re, Nikolaus von Bomhard, lors de la présentation des chiffres hier. Le directeur financier, Jörg Schneider, a cependant précisé que le seuil de 3 milliards d’euros sera probablement hors de portée car «personne ne peut prévoir l’issue de la saison des tornades aux Etats-Unis.»
D’ores et déjà, le groupe a relevé sa prévision d’entrées de primes brutes: à taux de change constant, Munich Re table à présent sur 50 à 52 milliards contre une fourchette précédente comprise entre 49 et 51 milliards d’euros. Le renouvellement des contrats au premier semestre avait permis une hausse des prix de quelque 2,5%. Les charges liées aux catastrophes naturelles sont revenues au second trimestre à 452 millions d’euros contre 638 millions un an auparavant.
Munich Re a également profité de la forte hausse de ses résultats financiers qui ont fait un bond de 20% à 1,8 milliard d’euros au second trimestre. L’an dernier le groupe avait souffert de la dépréciation de la dette souveraine. A fin juin, le groupe s’est défait de la totalité de ses obligations grecques et portugaises, ne conservant plus que des obligations irlandaises (1 milliard d’euros), espagnoles (1,2 milliard d’euros) et italiennes (2,4 milliards d’euros).
Mais le groupe souffre du manque de placements alternatifs. «Sur les marchés financiers Munich Re souffre davantage de la faiblesse des taux d’intérêts que de la volatilité des marchés ou du ralentissement conjoncturel», a souligné son patron.
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