Morgan Stanley tire son épingle du jeu en fixed income sur ses rivales américaines
Morgan Stanley a enregistré un bénéfice net meilleur qu’attendu au premier trimestre 2014 (à 1,51 milliard de dollars soit une hausse de plus de moitié par rapport au premier trimestre 2013), grâce notamment au fixed income (y compris matières premières), en hausse de 9% alors que les cinq autres grandes banques américaines ont trébuché sur ce marché. Dernière en date, Goldman Sachs, dont le bénéfice net s’est inscrit en baisse de 10% à 2,03 milliards de dollars, a essuyé une chute du négoce sur le fixed income (y compris les devises et les matières premières) de 11% à 2,84 milliards de dollars, selon la banque. Il s’agit de la quatrième baisse du trading sur le fixed income au cours des cinq dernières années.
Crédit Suisse et Bank of America ont eux-aussi enregistré une baisse de leur chiffre d’affaires sur le fixed income (produits de taux et de change).
L’activité de Morgan Stanley a augmenté de 3.5 % à 8,8 milliards de dollars au premier trimestre (hors ajustements comptables), tandis que son rendement sur capitaux propres (ROE, return on equity) s’est établi à 10,9% en rythme annualisé. Les revenus tirés du trading sur les marchés actions sont en hausse de 7 % à 1,71 milliard de dollars par rapport au premier trimestre 2013, tandis que l’activité de fusion-acquisition a augmenté de 20 % à 1,14 milliard de dollars.
La banque a doublé le dividende par action à 10 centimes et a annoncé un programme de rachat de titres à hauteur d‘un milliard de dollars.
Pour sa part Goldman Sachs a rendu 12,7 milliards de dollars à ses actionnaires entre 2012 et 2013 sous forme de rachats d’actions et de dividendes, soit plus que le montant cumulé des versements réalisés par Citigroup, Bank of America et Morgan Stanley à leurs actionnaires, selon Bloomberg.
Le revenu des activités de Goldman Sachs a chuté de 8 % par rapport au premier trimestre 2013, à 9,33 milliards de dollars. L’activité de banque d’investissement a augmenté de 13 % à 1,78 milliard de dollars, plus que les revenus enregistrés par JP Morgan et Bofa sur la période. Pour sa part le trading actions a perdu 18 % pour s’établir à 1,6 milliards de dollars. La gestion d’actifs a quant à elle gagné 20 % à 1,57 milliard de dollars, pour un total d’actifs sous gestion de 1.080 milliards de dollars et une collecte de 41 milliards au cours des trois premiers mois de 2014.
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