MMA s’apprête à publier un résultat 2011 en hausse
Covéa dévoilera jeudi ses comptes 2011 à Paris. Alors que la Maaf et la GMF ont déjà présenté les leurs, soit 162 millions (+21% sur un an) et 180 millions (-22%), le troisième pôle du groupe d’assurance, MMA, devrait publier des résultats en amélioration, selon une communication interne dont L’Agefi a pris connaissance. Et ce, malgré la restructuration de la dette grecque, qui a coûté 364 millions d’euros de dépréciations à l’assureur.
MMA devrait annoncer un résultat de 159 millions d’euros, contre 144 millions en 2010, exercice marqué par le paiement d’une exit tax de 57 millions sur la réserve de capitalisation. Les fonds propres dépasseraient désormais 3 milliards d’euros, pour une marge de solvabilité supérieure à 200%.
C’est l’activité dommages qui a tiré les performances. En un an, le ratio combiné, qui rapporte le coût des sinistres et les charges aux primes, est tombé de 104,9% à 101,4%. Il le doit surtout à une sinistralité bien plus faible qu’en 2010, année de la tempête Xynthia.
L’assurance vie, en revanche, a pâti de la crise des dettes souveraines mais aussi du retournement du marché en France. La collecte nette aurait ainsi fondu de moitié à un peu plus de 300 millions d’euros. Sur le début de 2012, la divergence entre dommages et vie se poursuit. En IARD, à fin avril, le chiffre d’affaires serait en progression de 3,5%, tandis que le coût des sinistres augmente légèrement. La collecte brute en assurance vie reculerait quant à elle de 18% à 19%, contre 14% pour l’ensemble du marché français. Le réseau Azur Patrimoine, plutôt tourné vers les conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) de grande taille, souffre particulièrement.
D’autres pistes de développement sont sur la table. Après l’échec de MA Banque, la filiale bancaire de Covéa et des Banques Populaires, l’assureur a commencé au printemps à distribuer les crédits à la consommation de Franfinance, la filiale de la Société Générale. Sur le marché des professionnels et des PME, identifié comme un axe de croissance, une offre multirisque devrait être lancée jeudi. Sur certaines niches comme l’assurance de flottes, le groupe peut aussi se réjouir du retrait de concurrents en difficulté comme Groupama et Macifilia. En interne, des chantiers de rationalisation sont en cours, dont le passage de 10 à 5 directions régionales, prévu pour septembre 2013.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIATMétaux stratégiques : l’autre front des tensions géopolitiques
Derrière les 20 % de brut mondial transitant par le détroit d'Ormuz, la crise affecte directement les métaux. La région détient 10 % des capacités de production d'aluminium, exposées à des dommages permanents, et sécurise 40 à 50 % des exportations mondiales de soufre, un intrant indispensable à l'extraction du cuivre et du nickel. -
PARTENARIATIA: où se situent les vraies opportunité d’investissement ?
L’IA crée des goulots d’étranglement techniques qui se transforment en opportunités majeures pour surperformer le marché. -
Prosus estime avoir réussi son virage stratégique
Le conglomérat technologique néerlandais table sur une hausse de son bénéfice par action sous-jacent comprise entre 19% et 28% pour son exercice clos fin mars 2026.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
- L’assurabilité climatique refait surface dans l’agenda politique
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance–Afrique : la fin du pré carré ?
Lors du sommet Afrique-France « Africa Forward » à Nairobi en mai dernier, le président Macron a affirmé que l’ère du pré carré français en Afrique était terminée, « depuis 2017 c’est fini », s’attribuant en quelque sorte cet état de fait. -
Un train de retardPourquoi les trains et réseau ferré de la SNCF sont peu adaptés aux chaleurs extrêmes
La vague de chaleur qui s’abat sur la France met en lumière l’inadaptation d’une partie du réseau ferré, dont la régénération est au cœur d’une future loi-cadre qui peine à être examinée. -
Tribune libreAnthropic, Starlink... : la souveraineté, c’est la règle, pas le pavillon
Depuis Bodin, la souveraineté désigne moins l’autosuffisance que la capacité de fixer la loi et de la faire respecter