Mizuho confirme son appétit international en entrant au capital de BlackRock

De sources concordantes, la banque japonaise acquiert 2% du gestionnaire d’actifs auprès de Bank of America, pour 500 millions de dollars
Benoît Menou

Mizuho Financial Group est sur le point d’annoncer son entrée au capital de BlackRock. Selon des sources concordantes, la banque japonaise pourrait acquérir 2% du mastodonte de la gestion d’actifs auprès de Bank of America, pour un montant de 500 millions de dollars.

Le quotidien Nikkei, qui a le premier relayé l’information, souligne l’«opportunité» créée pour Mizuho du désengagement de Bank of America du capital de BlackRock. Mizuho et BlackRock se sont refusés à tout commentaire. Une annonce officielle de la transaction pourrait toutefois intervenir dès aujourd’hui. Cette nuit pourtant, le titre de la banque japonaise a souffert en Bourse de Tokyo, sous le coup de prises de bénéfices semble-t-il à l’approche de l’annonce des résultats trimestriels, prévue également aujourd’hui. Le secteur bancaire japonais est certes fébrile dans l’attente également des décisions du G20.

Le quotidien japonais a fait état de projets de collaboration entre les nouveaux partenaires sur le terrain des fonds ouverts ou des fonds de pension. La transaction constituerait une ouverture intéressante pour le gestionnaire vers l’Archipel.

Bloomberg croit de son côté savoir que Mizuho a également acquis des titres sur le marché, et non uniquement auprès de Bank of America.

L’initiative de Mizuho a de quoi confirmer la soif d’expansion internationale des établissements financiers nippons. Les plus importants d’entre eux font preuve d’appétit à l’étranger alors que le marché domestique japonais fait grise mine. La semaine passée notamment MUFG a révélé des négociations avec RBS pour l’acquisition d’actifs dédiés au financement de projets.

Pas de doute aux yeux de l’analyste Takehito Yamanaka de MF Global, cité par Bloomberg, «les grandes banques japonaises investissent au sein de marchés matures comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni, où les banques et les entreprises qui retrouvent leurs esprits après la crise financière mettent en vente des actifs jugés non stratégiques». Pour lui, les exigences de nombre de régulateurs en Asie atténuent leur volonté d’y acquérir des actifs pour lesquels le rendement serait moins intéressant.

Mizuho d’ailleurs ne fait pas mystère de ses ambitions internationales, qui tiennent le haut de l’affiche dans le cadre du «Plan de transformation» rendu public au printemps dernier par le directeur général Takashi Tsukamoto.

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