MetLife France affiche sa sérénité face à Solvabilité 2
Alors que Solvabilité 2 constituent un casse-tête pour les assureurs européens, les dirigeants de MetLife France s’estiment favorisés par ces futures règles prudentielles. «Nos activités étant peu volatiles, nos besoins de fonds propres sous Solvabilité 2 seront inférieurs aux besoins actuellement requis par Solvabilité 1», indique Joël Farré, directeur général de la filiale française de l’assureur américain. En outre, la création d’une société holding irlandaise et la transformation des 18 entités européennes de MetLife en succursales d’ici à 2014 devrait permettre d’économiser «plusieurs centaines de millions d’euros» de fonds propres.
La présence de MetLife dans l’Hexagone est issue de l’acquisition d’Alico, filiale d’AIG, en novembre 2010. L’un des premiers assureurs-vie à l’échelle mondiale, MetLife adopte en France une stratégie centrée sur la prévoyance individuelle et l’assurance emprunteur, à travers le courtage et le marketing direct. «Acteur de taille modeste, nous avons adopté une stratégie de différenciation. Les marchés de l’épargne et de la prévoyance collective sont trop concurrentiels en France, même si nous n’excluons pas définitivement le second», poursuit Joël Farré.
En 2011, MetLife France a réalisé un chiffre d’affaires de 180 millions d’euros, pour 16,5 millions de résultat net et 108 millions de fonds propres. «Nous ne pourrions pas atteindre l’objectif de rendement des fonds propres de 15% en orientant notre stratégie vers l’épargne» ajoute le directeur.
La filiale doit néanmoins compenser la disparition progressive de son activité d’assurance emprunteur collective, développée à travers des partenariats avec des sociétés de crédit à la consommation, dont les actionnaires transfèrent cette activité à leurs captives d’assurance. Elle représentait encore 40 millions d’euros de revenus en 2011.
MetLife France revendique en revanche une part de marché d’environ 10% dans le marché de l’assurance emprunteur individuelle dite déléguée (qui n’est pas prise en charge par la banque accordant le crédit), soit un chiffre d’affaires de 80 millions d’euros en 2011.
La filiale entend développer son activité de marketing direct, notamment en marque blanche, comme elle l’a fait en début d’année avec Tati. Une activité qui lui permet d’inclure des offres IARD en jouant le rôle d’intégrateur.
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