Meilleurtaux intéresse cinq repreneurs potentiels
BPCE pourrait enfin se délester de Meilleurtaux. Selon des sources concordantes, la banque aurait reçu cinq offres indicatives pour la reprise de son courtier en crédits immobiliers. Sont cités les fonds Blackfin, Equistone (ex-Barclays Private Equity) et JC Flowers (déjà actionnaire d’un spécialiste de l’assurance emprunteur, CEP), ainsi qu’un courtier en crédits italien. L’un des cinq candidats au rachat se détacherait déjà et pourrait entrer en négociations exclusives avec BCPE dans les prochains jours, selon l’une des sources.
Filiale à 100% de BPCE, Meilleurtaux est en vente depuis des mois dans le cadre d’un mandat confié à HSBC. Selon ces sources, les offres avoisineraient 20 millions d’euros, dans une fouchette comprise entre 15 et 30 millions d’euros. En 2007 l’entreprise avait été rachetée pour 140 millions d’euros par un consortium emmené par les Caisses d’Epargne, l’un des deux piliers du groupe BPCE. Ses écarts d’acquisition avaient été dépréciés, dès 2008 et 2009, pour un montant total de 100 millions d’euros.
Si Meilleurtaux est cédé, il apportera à son repreneur une marque forte dans un secteur touché par la baisse de la production de prêts immobiliers, mais où les parts de marchés du courtage ne cessent de croître. Avec son offre en prêts immobiliers, assurance emprunteur et crédits à la consommation, Meilleurtaux élargirait aussi le champ d’intervention de CEP, racheté par le fonds américain JC Flowers à PAI Partners pour 800 millions d’euros en 2011.
Connu aussi sous le nom de CBP, ce prestataire de services en assurance emprunteur n’exerce qu’en B-to-B actuellement mais connaît très bien BPCE, qui est aussi son principal client. En revanche, aucun des concurrents directs de Meilleurtaux, comme Cafpi ou Empruntis, n’est sur les rangs pour racheter le numéro deux du marché.
En 2011, Meilleurtaux a perdu 24 millions d’euros, selon le rapport annuel du groupe, après 7 millions en 2010. Il devait revenir à l’équilibre l’an dernier, après une lourde restructuration menée par Hervé Hatt, directeur général depuis juin 2011. En un an, son effectif a chuté de 300 à 110 personnes, concentrées à La Défense et au Havre. Un tiers environ des 33 succursales, qui employaient du personnel salarié, ont fermé. Les autres ont rejoint le réseau de franchisés de Meilleurtaux. Il compte 157 points de vente actuellement et 13 autres sont en projet. En 2011, il aurait intermédié 3,8 milliards d’euros de prêts immobiliers.
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