Mediobanca se prépare à la montée de Vincent Bolloré à son capital
Les recompositions actionnariales au sein des banques italiennes vont bon train, à l’instar de l’ensemble du capitalisme transalpin. Le comité des actionnaires de Mediobanca, qui se réunit aujourd’hui à l’occasion de la publication des résultats semestriels de l’établissement (qui clôt ses comptes annuels fin juin), prévoit notamment de statuer sur l'évolution de son pacte. Selon la presse italienne, Vincent Bolloré pourrait se voir autorisé au cours de cette réunion à accroître sa participation à 8% du capital de l’établissement, contre 6% actuellement.
Cette évolution est liée à la sortie de plusieurs actionnaires du pacte, annoncée au début du mois d’octobre dernier. Avec 4,93% de participation dans Mediobanca, le français Groupama est le membre partant le plus significatif. Au 30 septembre, date limite à laquelle les candidats à la sortie devaient faire connaître leurs intentions, il a fait savoir qu’il voulait quitter le «groupe C», qui réunit au sein du pacte les investisseurs étrangers de Mediobanca.
L’assureur mutualiste, après avoir frôlé la catastrophe en 2011 lorsque tous ses risques se sont matérialisés (crise grecque puis de la zone euro, chute des marchés actions, tempête Xynthia…) est en train d’achever sa phase de recentrage. Il est actionnaire de nombreux groupes industriels ou financiers, héritage de ses ambitions passées. Il a déjà cédé notamment ses participations dans la Société Générale, Eiffage, Bolloré Investissement et Lagardère, mais il est encore présent au capital de Veolia et Saint-Gobain.
Les autres actionnaires concernés par la recomposition du pacte de Mediobanca sont Generali (2%), Marco Brunelli (0,16%) et Italmobiliare (1,05% quitte le pacte, 1,57% y demeure). La banque UniCredit reste le membre principal du pacte et le premier investisseur au sein de Mediobanca, en contrôlant 8,66% de son capital.
Le quotidien transalpin Il Sole 24 Ore indiquait la semaine dernière que Vincent Bolloré avait renoncé à trouver un remplaçant étranger à l’assureur mutualiste, avec lequel il était parti fin 2010 à l’assaut de Fondiaria Sai, ce qui lui a valu en janvier une sanction des autorités boursières. Si la participation de l’homme d’affaires français était portée à 8%, ce dernier s’affirmerait comme le deuxième actionnaire le plus important de Mediobanca.
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